Mardi 09 octobre 2012

55 km

Pornic

N 47°04,208' W 2°06,210'

m

Jour 10 – Pornic

Barth : Debout à 7h00. Anaïs doit se rendre à Vannes pour 9H30. Elle me dépose chez ma grand-mère où après des adieux un peu précipités je récupère mon vélo vide. De retour chez mon père, j’ai le temps de fignoler un peu mes bagages et de peser l’ensemble (31Kg tout de même) pendant que mes comparses prennent le train suivant pour nous rejoindre vers 10H.

Nous partons en direction de Pornic sous un ciel chargé et guidés par mon père jusqu’au bac qui nous fait passer la Loire au Pellerin. Le soleil apparaît au bout du canal pour un dernier au-revoir à mon père… Cette fois la route est devant moi, j’ai vraiment quitté tous les miens (même si je sais que je vais revoir Anaïs bientôt).

Les rendez-vous ne sont pas terminés en revanche car nous sommes attendus par Tony qui nous avait contacté quelques mois auparavant en découvrant notre projet dans le journal. Nous le rencontrons autour d’une assiette de Chili con Carne dans un petit restaurant à l’entrée de Pornic vers 14h après deux longues heures de nationale pluvieuse et venteuse.

Tony est photographe et inconditionnel du vélo couché. Nous passons l’après-midi et la soirée à découvrir ses images et ses souvenirs de voyages riches de conseils et d’inspiration. Quand on rejoint enfin les tentes plantées dans son jardin, le ventre bien rempli de délicieuses spaghettis bolognaises et d’un excellent vin nature, je ne sais plus trop si nous sommes déjà au Maroc… Le sommeil arrive vite.

Fanch: C’est sur le bac du Pèllerin que nous passons la Loire. Les ardoises grises font place aux toits de tuiles. Le petit village de Buzay nous annonce la voie du Sud. Nous filons vers Pornic ou Tony, vélociste couché invétéré nous accueil avec ses anecdotes de voyages, photos, conseils et surtout à bras ouverts. Il pleut averse. Nos blousons gouttent, suspendus au crochet du pommeau de douche. Et nous observons, un verre de vin rouge à la main, les nombreuses images rapportées du voyage (France -> Guinée Bissau) de Tony défiler sur l’écran et nous fait rêver.

Les tentes sont montées dans le jardin, la bolognaise mijote à feu doux. Bivouac trois étoiles. Un repas chaud au chaud, je profite de cette chance. Merci pour tout Tony.