Mercredi 16 Janvier 2013

115 km

Route de Safi

N 32°35,452' W 9°12,575'

78 m

Jour 109 – Route de Safi

Fanch : Je quitte Ali de bonne heure avec la ferme intention de joindre la ville de Safi 110 kilomètres plus au sud. Il fait froid ce matin, le vent souffle relativement fort mais il est en ma faveur. J’avance sur une côte de plus en plus radieuse, les falaises se dressent, de plus en plus sauvages. Je roule, roule et roule encore. Me voici enfin à Safi que je découvre quand la lune se met à briller. 115 kilomètre au compteur, mon nouveau record personnel! A pédaler comme un abruti j’ai presque l’impression de ne pas avoir profité de ma journée mais à y repenser mon chemin fut ponctué de quelques événements toujours aussi inattendus.

  • 9H, je me fais courser par deux chiens qui ne m’inspire vraiment, vraiment pas confiance.
  • 10H30, je fais la rencontre d’un couple de retraité franco-marocain fort sympathique, ils insistent pour me payer ma collation de milieu de matinée.
  •  14H, je mange face à l’Amérique, assis sur le bord d’une falaise, les pieds dans le vide.
  •  14H45, alors que je roule tranquillement, deux mômes relativement agressifs s’accroche à mes sacoches et manquent de me faire tomber. Ils insistent pour que je leur donne un stylos (c’est la troisième fois en deux jours que je suis confronté à ce genre de situation, j’imagine que ce n’est qu’un début).
  •  15H00, je croise mon premier dromadaire.
  •  15H30, je rencontre un homme est ses trois filles, la plus âgée des trois (une petite quinzaine d’années me propose de l’épouser, son père en rajoute une couche… je leur explique en toute franchise ma situation, nous nous serrons la main.
  •  16H45, je rencontre deux colombophilies qui me parlent de trafic de bagues de pigeons voyageur. Je ne comprends rien mais j’adore ça !
  •  17HO0, trois ados sur une mobylette me devancent de quelques mètres, ils roulent presque à la même allure. L’un des trois jeunes me fait un doigt d’honneur d’environs 5 minutes. Ce sera le plus long de ma vie…


 

Pendant ce temps-là, à Essaouira…