Samedi 19 Janvier 2013

0 km

Medina d'Essaouira

N 31°30,870' W 9°46,190'

12 m

Jour 112 – Medina d’Essaouira

Fanch : Hier j’ai trouvé une auberge de jeunesse dans mes moyens, j’y suis arrivé en même temps qu’Ouri, un artiste voyageur Israélien. Problème, il ne restait plus qu’une place en dortoir et une chambre dotée d’un lit deux personnes. On a donc décidé spontanément de partager la petit pièce. Comme souvent, une conversation s’est engagée, et elle continu au petit déjeuner ce matin. En 2008, lors de mon passage en Inde, j’eus à plusieurs reprise l’occasion de croiser un bon nombre d’Israéliens qui, après leur service militaire, venait s’y aérer l’esprit (souvent en s’enfumant la tête). Un bon nombre d’entre eux, très certainement marqués par les stigmates d’un des plus long conflit de notre époque, colportaient un discours radical envers leurs voisins Palestiniens. Je restais alors muet, ne trouvant pas les arguments et ne sachant pas comment réagir face à ce mépris de l’autre si clairement affiché. C’est donc avec une certaine appréhension que j’aborde la question de sa vision du conflit Israélo-Palestinien.

Il semble Qu’Ouri soit un de ces excentriques pacifistes qui a troqué l’apprentissage des armes et de la haine contre un volontariat dans un centre d’éducation spécialisée pour jeunes autistes. Un chic type, intelligent et qui je l’espère, aura la force de contaminer ses pairs.

Je sors enfin de l’auberge pour découvrir Essaoura sous la pluie, la même qui arrose si souvent ma régions lointaine. Mais là, pas de nostalgie. Il est temps de rejoindre Barth et Anaïs. J’avoue être impatient de les retrouver. Je passerai une bonne partie de la journée en leurs compagnie. Anaïs nous fait un rapide état des lieu de LibLab, et ça à l’air bouge à Quimper.

Il ne pleut plus.

Ce soir, Ouri mange avec nous, puis nous continuons notre passionnant discutions sur le toit de l’auberge.