Dimanche 27 janvier 2013

16 km

Route de Aourir

N 30°35,137' W 9°45,451'

13 m

Jour 120 – Route de Aourir

Barth : Les camping-carristes sont debouts avant nous. Nous démontons le camp en assistant à un défilé de baguettes sous le bras en provenance de la boulangerie toute proche qui s’est adaptée aux habitudes alimentaires de sa clientèle… Nous ne traînons pas, direction une terrasse pour un vrai petit déjeuner qui nous sort de la torpeur et nous fait réalisé que c’est l’anniversaire de Fanch aujourd’hui !

La route s’élargit de plus en plus à l’approche d’Agadir et les stations balnéaires se succèdent, plus occidentales les unes que les autres. Mais le paysage en vaut la peine ! Nous sommes en territoire de surf et Fanch se régale en regardant les premières vagues turquoises et translucides que nous voyons dans notre périple. Bon annif mec, c’est le cadeau le moins encombrant que j’ai pu trouver !

Nous ne poussons pas jusque Agadir ce soir et faisons halte une dizaine de kilomètres avant dans une petite ville. L’objectif est de recharger l’ordi pour pouvoir bosser sur le carnet de bord en vue d’une synchronisation le lendemain… Youpi ! Heureusement, nous avons repéré un coin pour planter les tentes à la sortie du bled, dans les parcelles agricoles qui bordent l’oued asséché. Nous relâchons un peu la pression donc, et la journée se termine un peu décousue, entre travail sur l’ordinateur, grignotages et tartinage de biafine sur le cheville d’Anaïs qui a triplé de volume suite à un coup de soleil et une piqûre d’insecte…

Les kilomètres de la semaine passée sous un soleil mordant se font sentir et l’ambiance surfaite de cette côte touristique n’est pas des plus palpitantes. Il est temps de faire un break à Agadir où nous sommes attendus par Hassan, le second du nom !

Anaïs :Cher cyber (le cinquième mousquetaire)

Nous ne traînons pas dans le camping de luxe (on essaie de ne pas traîner plutôt, c’est compliqué, on est arrêtés tous les deux mètres par des exclamations enjouées: « oh des bretons! On est de Rennes, on est de Lorient, mon beau-frère est de Brest, ma tante est de Plouhinec, mon chien est de Quimper, le cousin du voisin du concierge de ma soeur est de Chateaulin… » Bref, ici on est chez les berbères bretons! On se pose un peu plus loin à la terrasse d’une boulangerie qui ne propose que des bonnes pâtisseries bien grasses et bien françaises, ce qui ne manque pas de faire sourire le vendeur quand je lui en fais la remarque, et qui m’explique à demi mots qu’ici, il n’y a que ça qui se vend… On prend quand même quelques gâteaux pour l’anniversaire du p’tit et la journée se déroule de manière studieuse. On se pose dans un petit coin à l’abri des regards, et je m’endors en méditant sur la chkoumoune qui m’accompagne depuis que je suis ici…

Bout de dent qui se pète en mangeant un tajine (belle performance), coups de soleil qui se transforment en brûlures, nez de lépreuse, et cheville ayant la taille d’un ballon (enfin de rugby quand même, pas de foot… Enfin pas encore!)

Mais c’est cool!

Bislama

Fanch : C’est une journée de transition. Nous n’avons pas vraiment roulé (autrement dit, nous avons roulé un peu), nous n’avons pas vraiment travaillé (autrement dit, nous avons travaillé un peu). Ces « transitions » ne sont jamais très passionantes, cela ressemble à une journée perdu sans l’être complètement. On avance sans ressentir de satisfaction mais ce sont semble-t-il des étapes necessairs.

Jour creux donc mais il fait beau alors que j’ai toujours fêter mon anniversaire sous un temps gris, pluvieux et/ou froid. Aujourd’hui nous ne fêtons rien mais au moins, les températures sont clémente et c’est aussi bien ainsi.

 

Haiku 017 – Mandala

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