Vendredi 1 février 2013

0 km

Hôtel Les Palmiers

N 30°25,145' W 9°35,975'

28 m

Jour 125 – Hôtel Les Palmiers

Fanch : J’effectue ce matin quelques recherches sur le web en m’accordant régulièrement des pauses soudure pour fignoler mon petit ampli et ainsi le rendre utilisable. Puis en début d’après midi, Barth débarque enfin de ses trois jours de bus et nous partons pour une nouvelle visite du souk ferraille.

Nous rencontrons à nouveau mon ami d’hier, Hafid, qui nous propose un carré de tissu pour nous asseoir en échange d’un brun de causette. On accepte bien sur… le temps passe, la nuit tombe et nous sommes toujours là.

Hafid est ce genre de type qui parle de ce qu’il vit et vit ce qu’il raconte, il ne se cache pas et crache ses émotions à coup de grands gestes, de beaux gestes. Il nous invite et malgré le travail qui nous attend nous cédons avec plaisir à la tentation. Le début de soiré se déroulera chez lui, ou plutôt dans la maison familiale quelque part au centre de cette nouvelle ville.

Il sort sa gratte, son harmonica puis, dans cette pièce sobre qui fait office de chambre, il se lève, se tient droit, ferme  les yeux et se métamorphose en Bob Dylan Berbère. Cet homme là vit aussi ce qu’il chante…

Barth : Debouts à 7h, le réceptionniste a appelé le taxi, nous sommes à l’heure à l’aéroport ! Le temps de grignoter un petit déjeuner au prix occidental et de nous dire au-revoir, et c’est déjà fini !..

C’était trop tôt et un peu court pour réussir à travailler ensemble, mais la formule a bien fonctionné. Geocyclab a encore besoin de se roder pour être fin prêt à recevoir des invités, c’est la prochaine étape !

Me revoici dans le bus, direction Agadir cette fois ci où je retrouve Fanch dans la chambre d’hôtel qui commence à ressembler à un véritable atelier. Le temps d’atterrir et de découvrir les nombreuses idées qui ont germé dans la tête de mon comparse, et nous voilà parti en direction du souk des métaux avec quelques affaires dont nous voulons nous séparer. Nous y retrouvons Hafid, un berbère pur sang que Fanch avait rencontré la veille. Il tient un petit étal de bric et de broc, vit habituellement à Taghazoute quand il n’est pas à Agadir chez ses parents. Un peu fatigué par la vie et le récent décès de son père, Hafid n’en garde pas moins l’esprit vif et nous conversons longuement jusqu’à la nuit tombante. Il nous entraîne ensuite dans la maison familiale où nous buvons le thé en compagnie de son frère avant d’assister à une démonstration de Bob Dylan, guitare et harmonica comme le vrai ! Il nous apprend quelques rudiments de l’alphabet berbère et nous ne voyons plus le temps filer… J’avais prévu de travailler le soir, c’est raté. Nous allons donc rester une nuit de plus à Agadir pour finir de bricoler et trouver quelques affaires comme un réchaud à gaz, car là où nous allons, le vent va remplacer le bois…