Vendredi 12 octobre 2012

91 km

Champs Saint Père maison d'Aurore et Julien

N 46°29,488' W 1°20,129'

m

Jour 13 – Champs Saint Père, maison d’Aurore et Julien

Barth : Après un démontage et un petit déjeuner rapides sous un soleil timide, nous faisons halte à St Gilles Croix de Vie pour un café en terrasse – comme d’habitude, une averse éclate juste quand nous sommes abrités. Ensuite nous longeons la côte sur une piste cyclable qui se déroule entres les dunes et les forêts de pins. Le soleil chauffe un peu et nous avons enfin le vent dans le dos. Vers 14H la faim se fait vraiment sentir et nous échouons dans un immense centre Leclerc à Ollones où nous faisons le plein de provisions et quelques achats techniques. Pique-nique rapide près d’un crématorium et nous prenons cette fois la direction des terres pour rendre visite à des amis de Fanch chez qui nous pourrons passer la nuit..

Je n’ai plus de force sur les premiers kilomètres de montées et de descentes post-déjeuner. Une pause à Grosbreuil nous permet d’affiner l’itinéraire avec l’adjoint au maire, histoire de ne pas s’ajouter de kilomètres supplémentaires… Et une seconde pause à base de fruits secs débloque la fatigue musculaire et nous enchaînons alors les kilomètres à vive allure. Quelque chose se débloque dans mon pédalage, je commence à comprendre ce que ça veut dire que d’être cycliste au quotidien ! Par contre qu’est ce qu’on mange !!! La dalle tout le temps…

Nous finissons donc par atterrir chez Julien et Aurore, tous deux dessinateurs qui nous reçoivent comme des princes dans leur maison accueillante. Apéro, dîner bio, douche chaude, tisanes… Plus la force d’allumer l’ordinateur ce soir, il faut se reposer de ces 91 kilomètres avalés.

Fanch: Je commence à prendre le pli… au réveil, je m’extrais tout d’abord de mon sac de couchage, attrape mon T-shirte et mon pull dans la housse de mon duvet qui me sert d’oreiller pour les enfiler rapidement. La housse vide, je peux y ranger le sac et le drap de soie. Puis je dévisse le capuchon de mon petit matelas auto-gonflant, le roule une première fois pour le vider de son air, revisse le capuchon pour ensuite le dérouler, je le plie en deux, dans la longueur pour le rouler une seconde fois, il rentre ainsi de façon irréprochable dans ma sacoche arrière gauche. Je mets ensuite mon pantalon, puis mon blouson et me remplie les poches de ce que j’ai vidé la veille. Un petit check général, j’ai rien oublié. A ce moment seulement j’ouvre la fermeture de la chambre de ma tente, je tâte chaussettes et chaussure comme si le bout de mes doigt était doté d’un capteur hygrométrique et en fonction du taux d’humidité interne de mes pompes, je râle plus ou moins au moment de me chausser. Et enfin, j’ouvre le double toit, et me  positionne à la vertical.

« Bonjour !  »

Fanchic, l’ami du petit déjeuner, à porté l’eau à ébullition, la chicorée est déjà prête.

Nous ne somme pas partis pour rouler toute la journée mais à 10h30 nous décidons de rendre visite à Aurore et Julien, amis rencontrés aux Beaux Art de Quimper. Il vivent à coté de Champs Saint Père, une petite commune dans les terres vendéennes. La météo a rendu illisible notre minable bout de carte de Vendée, nous jaugeons mal la distance nous séparant de notre point de chute. Nous arrivons enfin, je regarde mon compteur… record battu, nous avons roulé 90 km aujourd’hui.

Nous sommes accueillis avec un verre de pastis, une bonne douche, de la chaleur et de la bonne humeur. Malgré ma fatigue, j’apprécie ce moment d’échange simple sur un tapis qui fera office de matelas pour ce soir.