Vendredi 8 février 2013

40 km

Aarba Sahel

N 29°36.670' W 09°54.368'

292 m

Jour 132 – Aarba Sahel

Barth : Après une matinée de rangement de notre chambre/atelier et quelques courses de provisions pour la route nous nous apprêtons à reprendre la route ! Nous montons au dernier étage de l’hôtel pour saluer Karim, un français de Haute-Savoie qui passe l’hiver au chaud et avec qui nous avons sympathisé cette semaine. Un dernier tajine à la cantine, l’occasion comme à chaque fois de tomber les masques en arrivant avec nos vélos là où nous venions depuis quelques jours les mains dans les poches…

Et c’est parti, même pas une dizaine de kilomètres de plat et nous arrivons dans la dernière chaîne de montagne qui nous sépare du désert. Nous avons plus ou moins rendez-vous avec un couchsurfeur à une trentaine de kilomètres de Tiznit. En arrivant au village, Fanch tente en vain de le contacter par téléphone tandis que je fais la conversation à quelques gamins qui parlent super bien français. Le temps de boire un thé et nous décidons de laisser tomber et de faire encore quelques kilomètres avant que la nuit ne tombe.

Nous sommes sur une route de montagne, pas facile de trouver un endroit plat et éloigné de la route pour la nuit… Quand soudain au sommet d’une côte, nous apercevons l’océan ! En un coup de pédale, nous dévalons les derniers kilomètres pour atteindre un petit bout de plage au coucher du soleil. Les muscles était un peu froids aujourd’hui et le manque de sommeil accumulé ces derniers jours se fait sentir… Une soupe et au lit !


Fanch : La route suit son cours. Nous nous dirigeons vers Mirleft, petit village en bordure de côte. Nous sommes encore chez les Berbère, c’est le bout de l’Atlas et même si nous sommes à quelques pas de l’océan (Tiznit est à 20 bornes à vol d’oiseau), ça grimpe encore un peu. Et nous évoluons dans un paysage toujours changeant, des cactus par centaine nous accompagnent sur cette route sinueuse qui slalome entre les collines. Les rivières sèches se coiffent néanmoins d’une verdure étonnant, quelques arganiers par ci par là, des cactus à nouveau… et l’océan se montre enfin. Il s’étend majestueusement devant nous sonnant la fin de cette étape.

Trois berbère nous souhaitent la bienvenue avant de continuer leur ballade.

Le bivouac est planté entre deux falaises, dans un décor iodé. C’est une des premières fois depuis le début de l’aventure que nous profitons d’un ciel saturé d’étoiles, preuve que nous commençons à nous éloigner de zones urbanisées.