Dimanche 10 février 2013

6 km

Route de Sidi Ifni

N 29°32.195' W 10°03.554'

3 m

Jour 134 – Route de Sidi Ifni

Barth : A dormir chez des vacanciers, ça donnerait presque envie d’être en vacances dis donc ! Nous profitons un peu du confort de l’appartement ce matin pour mettre à jour le travail sur l’ordinateur, ranger les sacoches, et discuter avec nos hôtes qui rentrent d’une virée jusqu’au souk à une quarantaine de kilomètres de là avec un poulet pour le déjeuner ! C’est dimanche, il fait un temps radieux et la fraîcheur de l’appartement nous retient jusqu’à la moitié de l’après-midi… Ness essaye en vain nos vélos, nous montrons nos haïkus en projection privée, et nous nous disons au-revoir.

Ness et Catie sont en train de monter un spectacle cabaret et cherchent à le rendre itinérant. Ils étaient donc intéressés par la solution du vélo couché, mais en mode tandem car Catie est mal-voyante… Ils sont aussi tout deux impliqué dans l’association Vivre en Comminges qui soutient les activités locales de qualité. Ce fut une rencontre vraiment simple et reposante pour nous. Merci à vous deux ! Et on se revoit pour un tour des festivals de rues par chez vous en vélos couchés à notre retour en France !

Nous roulons quelques kilomètres pour établir notre camps sur un petit lopin de terre entouré d’un muret. En cherchant un peu sous les pierres nous découvrons le premier scorpion du voyage, mais l’endroit reste idéal pour bivouaquer. J’ai le temps de finaliser les derniers haïkus pendant que Fanch prépare la popote du soir. A l’abri du vent dans cette petite vallée encaissée nous sirotons une tisane berbère en réfléchissant aux titres des derniers haïkus. Le ciel étoilé est magnifique et pour la première fois je crois, il n’y a pas vraiment d’humidité dans l’air… Fin d’un dimanche d’hiver aux portes du désert…

Catie

Ness

Fanch : Je marche seul dans les rues de Mirleft, à l’ambiance d’hier s’est ajouté quelque chose d’étrange.
Même si quelques camping-caristes à paraboles parviennent jusqu’ici, ce village semble essentiellement convoité par des touristes à tendance Baba-Cool  mais surtout, par des expatriés. Je sens pour la première fois, non pas un mélange mais une réel cohabitation entre européens (à majorité français, comme partout au Maroc) et marocains. Je ne sais pas quoi en penser mais la recette a l’air de fonctionner. C’est peut-être la raison pour laquelle ici, je n’ai plus l’impression d’être un potentiel touriste à déplumer.

C’est au creux d’une petite vallée que nous dégotons un parfait petit coin pour la nuit. La terre est de plus en plus sèche, rouge, volatile et le paysage nous gâte…