Jeudi 14 février 2013

0 km

Guelmim

N 28°58.090' W10°04.293'

234 m

Jour 138 – Guelmim

Barth : Journée boulot aujourd’hui, ça se passe comme ça quand on arrête de pédaler. Après un succulent petit déjeuner, Aziz file faire un tour en ville pendant que je prépare les vidéos à mettre en ligne l’après-midi. C’est agréable de travailler dans l’immense salon uniquement meublé de tapis et de coussins, avec le vent sec et chaud qui souffle à l’extérieur. C’est tout aussi agréable, mais pour le coup toujours un peu gênant de voir apparaître comme par magie un tajine de poulet et un plateau de thé. La famille d’Aziz est aux petits soins pour les voyageurs que nous sommes, mêmes si nous presque pas l’occasion de les voir… C’est ainsi !

En début d’après-midi, nous prenons tous les trois un taxi direction un café wifi du centre de Guelmim. Une fois installés, je lance le chargement des derniers haïkus et nous prenons le temps de lire nos mails, de téléphoner jusque la nuit tombante pour finalement se rendre compte que le chargement a échoué… Le programme de la journée de demain est donc tout trouvé !

En traversant à pieds la ville qui s’est réveillée avec la nuit, nous achetons un kilo de viande de dromadaire pour les repas à venir. La soirée toujours studieuse sera animée par la tentative vaine de charger les vidéos depuis le vieux PC d’Aziz au moyen d’un modem 3G. Tout ceci en compagnie de Boujemaa, un ami d’Aziz qui travaille dans un parc naturel sur notre future route. L’accès au réseau commence à devenir un challenge plus on se rapproche du sud…

Aziz

Fanch : Salut salut! Le vent est de plus en plus tiède, et oui! De plus en plus fort surtout. Il souffle toujours direction sud sud-ouest comme pour nous encourager à prendre la route. Mais nous avons encore à faire ici avant de pénétrer un autre Maroc (dernières courses, mise à jour du site et mise en ligne des derniers Haïkus, nettoyage des vélos…).

Aziz est présent, il s’occupe de nous comme si nous étions de vieux amis, il lui pousse des ailes d’ange gardien. Il nous accompagne ici, là, lance un signe franc à droite, un « Salam » à gauche, fait demi tour pour une embrassade chaleureuse ou traverse la route pour une poignée de main. Ce n’est pas du tout désagréable de se faire balader par ce type qui semble l’ami de tous, un poisson dans l’eau. Il nous cause du désert, des us et coutumes Saharaoui, de leur remèdes et de leur musique, de leur lutte ce qui encore une fois, va nous aider à appréhender notre environnement directe. Des portes s’ouvre petit à petit… mais voilà, nous parlons, parlons et pendant ce temps, les vidéos ne charge pas, c’est la galère, la connexion est trop faible et je sens que ça ne fait que commencer. Héhé!

Nous sommes sur la route de la maison familiale, j’ai un kilo de dromadaire sur moi, disons que c’est notre contribution pour le couscous de demain (vendredi). Il fut un temps ou j’ignorais que le dromadaire était comestible… ce soir nous dormons une seconde fois chez lui dans une vaste pièce qui nous est réservée. L’espace est presque vide, seul trois grands tapis occupent le sol ainsi qu’une multitude de coussins (42 exactement, je n’ai pas pu m’empêcher de compter) qui dessinent le périmètre de l’espace des invités.

Aziz, Boujemaa et Fanch en prière devant la clé 3G