Lundi 18 février 2013

0 km

Guelmim

N 28°59,646' W 10°03,393'

305 m

Jour 142 – Guelmim

Barth : Dernier jour à Guelmim, nous reprenons la route demain et devons finir les derniers préparatifs. Des nuages et un vent venant d’ouest font l’événement aujourd’hui. Il va peut-être pleuvoir ! L’ambiance est orageuse ce qui ajouté à la soirée interminable de la veille ne me donne pas beaucoup d’énergie…

Connexion internet, provisions de fruits secs et de farine d’orge pour la route, derniers réglages sur les vélos, aller-retours en centre ville… La journée passe vite avec une courte sieste en milieu d’après-midi.

J’ai l’impression que nous vivons ici depuis un mois ou deux. Aziz est comme un frère pour nous et c’est la première fois que nous passons autant de temps chez l’habitant au Maroc. J’espère vraiment qu’on se recroisera bientôt Aziz et que nous aurons de tes nouvelles ! La route nous appelle, le désert nous attend, on passe voir Boujemaa à Tarfaya et on se voit peut-être vers Dakhla si tu descends une voiture bientôt !

Le ciel a fini par crever avec la nuit. L’orage gronde et illumine l’horizon, il pleut sur Guelmim !

Fanch : C’est notre dernière journée ici, nous avions l’intention de quitter cette ville il y a trois jours déjà mais l’accueil d’Aziz nous a convaincu de rester. Nous profitons de la matinée pour établir le contact avec la France puis, de retour « à la maison » et après un copieux déjeuner (du poisson!) j’achève mon travail d’hier (remise en état du vélo) avec l’aide d’Aziz et d’une quinzaine de mômes du quartier toujours prêts à rendre service. Barth fait de même mais semble moins en difficulté… Enfin bref, comme on dit: « ça c’est fait! »

Aziz nous a briefé pour appréhender au mieux la route qui longe le Sahara durant ces cinq derniers jours. Nous finissons la journée par quelques courses alimentaires, dattes, amandes, soupes lyophilisées, 1kg de farine d’orge… Tout ce qu’il faut pour être autonomes en nourriture un bon moment.
Tout semble prêt, le départ c’est pour demain.

Ce soir c’est un orage étrangement silencieux qui s’abat sur la plaine. Le point de vue est fantastique. Il ne pleut toujours pas mais les oiseaux s’affolent. Il arrive. Les grognements du ciel se font entendre, de plus en plus forts, la salle des invités est régulièrement inondée d’une lumière bleue, dehors le vent se lève, et les quelques palmiers fraîchement plantés le long du goudron s’agitent… Il est 1h35 du matin… La pluie est enfin de retour.