Jeudi 28 février 2013

25 km

Lagune de Naïla

N 28°01,591' W 12°14,810'

10 m

Jour 152 – Lagune de Naïla

Barth : Objectif du jour, rejoindre la lagune pour y passer l’après-midi et y dormir ce soir. Vingt-cinq kilomètres vites parcourus avec un petit vent dans le dos et un paysage grandiose. Nous saluons la dune rouge de la veille avant de dépasser la dune blanche. Le ciel est immense et suit un parfait dégradé allant du bleu azur au-dessus de l’océan, jusqu’au bleu délavé qui recouvre le désert… L’horizon est de plus en plus plat et vide, nous sommes à moins de cent kilomètres de Tarfaya où nous mettrons le cap au sud.

Boujemaa nous rejoint en stop quelques minutes après notre arrivée. il nous conduit jusqu’à une construction en béton surplombant la lagune. c’est un observatoire où nous pouvons séjourné cette nuit. Fanch s’occupe de lancer la cuisson d’un tajine, Boujemaa va faire le tour des campings-cars parqués à l’entrée, et je sors l’appareil photo. La lagune est immense. Un lac d’eau salée qui se vide et se rempli au gré des marées, séparé de l’océan par un ruban de dunes blanches et servant de refuge à de nombreux oiseaux migrateurs. À part quelques goélands, nous ne verrons pas grand chose, c’est un peu décevant.. Mais le paysage est tout de même grandiose, la marée descendante laissant peu à peu apparaître des bancs de sable recouvert de plantes semi-aquatiques.

Une fois le ventre plein, la journée est déjà presque finie. Boujemaa nous quitte pour rentrer chez lui avant la nuit, nous le reverrons peut-être demain matin. Ah non ! Le revoilà, en compagnie du gardien de nuit de la lagune qui nous explique que nous ne pouvons pas dormir dans l’abri mais qu’on peut monter les tentes à dix mètres au-dessus… Bon, ok, tant pis… On monte le camp avec la tombée de la nuit. Un thé avec un peu de pain et de hamlou en guise de dîner, et au lit pour être d’attaque demain !


Fanch : Bon, nous sommes à la lagune de Naïla, une zone naturelle protégée et fréquentée par de nombreuses espèces d’oiseaux migrateurs. C’est sur la route de Tarfaya, nous nous y sommes donc rendus avec nos fidèles montures. Boujemmaa lui, nous à rejoint en stop.

Pas de flamants roses, mais des cailloux qui résonnent. Décidément, la géologie de la région est étonnamment sonore, comme s’il fallait combler le silence du désert… Je vais tenter d’enregistrer ça demain matin, en espèrant que le vent se calme un peu. A suivre donc.