Vendredi 8 mars 2013

0 km

Laayoune

N 27°09,738' W 13°12,127'

24 m

Jour 160 – Laayoune

Barth : Priorité de la journée, retourner à la préfecture pour enfin avoir la réponse concernant l’éventuelle prolongation de nos visas marocains. Nous sommes reçus par un novice fort aimable qui nous explique que nous pourrons obtenir une prolongation à Dakhla et qu’il suffira de dire ça aux nombreux barrages de police que nous croiserons sur la route… Après plusieurs tentatives auprès de son supérieur qui n’a pas l’air commode, nous laissons tomber. Il nous faudra rejoindre Dakhla en bus pour refaire la demande à la sous-préfecture… Inch’allah..

Direction l’agence CTM pour trouver un bus pour Danhla donc. Et là, surprise, les vélos ne sont pas acceptés, alors que nous avons déjà plusieurs fois pris le bus de la même compagnie sans souci dans le nord du Maroc… Nous allons donc prendre la route demain matin et tenter de nous faire prendre en stop par un camion. Seule alternative pour rester en règles…

Laayoune est une grosse ville, la plus grande du Sahara occidental. Capitale administrative de ce territoire encore sensible il n’y a pas si longtemps, la présence des forces de l’ordre y est très visible. Gendarmerie royale, police, armée, ONU, l’éventail est large. C’est assez étrange d’observer les militaires en particulier, vêtus d’un simple treillis kaki assorti d’une casquette et de rangers, portant pour la plupart la moustache et circulant dans toute la ville, à pied, en taxi, à vélo, à moto… Un ballet silencieux qui semble appartenir à une autre époque en comparaison des signes affichés de la modernité occidentale.

Le gérant de l’hôtel tente en vain de nous rencarder avec des routiers, mais la route de Dakhla ne passe pas forcément par Laayoune, du coup le mieux à faire est de rejoindre la route à 25 kms de Laayoune pour y attraper un camion. Nous décollerons donc tôt demain matin pour tenter notre chance.

Fanch : Pour résumé, malgré notre insistance, l’amabilité et la disponibilité des deux subordonnés du bosse de l’immigration, nos prolongations sont refusées. « Tentez votre chance à Dakhla » nous dit-on.  Mais là encore, rien de sûr. Pour nous cette étape se termine non seulement sur une déception mais sur un nouveau point d’interrogation administratif qui se trouve à quelques 580 km d’ici. Le petit hic c’est qu’il ne reste que 5 jours avant notre fin de contrat avec les terres marocaines. Autant dire que tenter cette distance en vélo serait prendre un risque inconsidéré. Alors, direction, les gares routières. Merde, pas une compagnie ici ne semble accepter les vélos en soute. Euh, d’accord… mais là on est coincé!

Peut être que oui, peut-être que non… on décide de lever le camp de très bonheur demain matin, pour se taper 20km afin de rejoindre la route de Dakhla. De là, nous tenterons le stop, avec les vélos… Haha, c’est bon de ne pas savoir de quoi demain sera fait!

Alors, cette après midi, on s’occupe comme on peut. De toute façon il y a toujours des petites choses à régler, cleaner, affiner, réparer, manger… enfin bref, on ne s’ennuie jamais!