Lundi 11 mars 2013

0 km

Du coté des égouts de Dakhla

N 23°41,089' W 15°56,353'

7 m

Jour 163 – Du coté des égouts de Dakhla

Fanch : « Service de l’immigration bonjour! Revenez chercher vos passeport demain à 11h.
-Heu vous pensez que nous aurons la prolongation?
-Demain inch’allah. »
Bon, je n’aime pas trop les inch’allah administratifs, c’est quitte ou double car sans cette fameuse prolongation… Enfin bref, de toute façon il n’y a plus qu’à patienter.
La salle d’attente, et bien c’est Dakhla (prononcez Darla). On en profite pour explorer la ville, enregistreur et appareil photo au poing, il ne servirons quasiment pas ce coup ci.

Pas un chat à 300 kilomètres à la ronde, Dakhla est une étrange ville au milieu du désert qui s’habille à la mode occidentale. On s’attendait à un village de pécheur relativement branché certes mais certainement pas à ce point. C’est une ville béton avec tout ce qu’il faut pour ne pas trop dépayser le touriste qui manque presque à l’appel. Nous en faisons le tour pour sortir des quartiers battus. C’est en général en ces lieux que l’on trouve ce qui nous intéresse. Mais mes oreilles d’aujourd’hui ne sont pas attentives, allez savoir pourquoi. Peut-être est-ce vent qui me tourmente l’esprit…

Quelques visages pâles se dévoilent, ça faisait un bail tient!

On s’enferme dans notre chambre atelier d’hôtel pour bricoler et rattraper le courrier en retard cette après midi. Rien d’extraordinaire, l’attente administrative forme un vide difficile à combler en ce qui me concerne. Je traîne un peu mes souliers mais les choses avancent malgré tout.
L’événement du jour c’est que Camille vient d’arriver à Dakhla. On se retrouve en soirée au pied de son hôtel. On échange sur nos aventures commune et respective le temps d’un petit thé avant de la laisser à ses affaires et de retourner aux nôtres.
Là, maintenant? Je boirai bien une petit mousse. Et oui, ça fait trois mois déjà…

Barth : En allant petit déjeuner, nous discutons avec un sénégalais de 19 ans qui rêve de rejoindre l’Europe et travaille un peu à Dakhla pour avoir les moyens de poursuivre sa migration vers le Nord… Le premier d’une longue série certainement.

Ensuite direction la préfecture de police, où après avoir refait les photocopies de nos passeports, nous déposons nos dossiers que le policier à annoté de la mention « 10 jours »… Si tout va bien, nous aurons demain matin une prolongation de notre séjour au Maroc ! De quoi avoir le temps de rejoindre la frontière sans paniquer.

Il est temps d’aller visiter un peu les environs. Nous longeons la côte, d’abord aménagée en promenade luxueuse le long de la Baie d’or, le décor change rapidement pour se transformer en quasi-décharge à ciel ouvert derrière les immenses hangars du port de pêche. Revers de la médaille un peu étonnant quand on sait que la Baie d’or est interdite à la pêche depuis une quinzaine d’années pour préserver l’environnement… Mais peut-être s’agit-il surtout de limiter la circulation navale et forcer ainsi le passage par les barrages de police sur la route…

Ce soir nous venons d’apprendre que Camille est arrivée à Dakhla. Nous la retrouvons à une terrasse le temps de se donner quelques nouvelles et de prendre rendez-vous pour le petit déjeuner du lendemain. Après avoir suivi ses mésaventures à Laayoune sur son site, nous sommes rassurés de voir que sa motivation est toujours là !…