Lundi 18 mars 2013

40 km

Dakmar

N 22°03.280' W 16°44.854'

29 m

Jour 170 – Dakmar

Barth : Une quarantaine de kilomètres pour rejoindre Dakmar, le vent n’étant toujours pas avec nous, il faut trois heures pour les avaler. À quinze kilomètres de l’objectif, nous apercevons l’îlot de civilisation qui nous semble être à trois ou quatre kilomètres. L’air chaud de l’horizon fait un effet de loupe qui raccourci les distances et transforme de simples baraques en buildings. C’est ce qu’on appelle un mirage !

Station service, poste de police, hôtels et quelques habitations composent cette petite cité perdue au milieu du désert… En arrivant nous prenons le temps de nous rafraîchir à la station service avant de comparer le prix des deux hôtels qui se trouvent là. Le premier à 20 dirhams moins cher ne dispose pas de connexion internet, comme on doit mettre à jour le site, on opte pour le second, un immense complexe tout neuf avec tous les services… Dont la douche chaude qui se fait désirer depuis plusieurs jours ! Le lieu est improbable. Sans doute construit par un espagnol, les chambres sont réparties sur deux étages tout autour d’un immense patio recouvert d’un chapiteau, où poussent des arbres et de nombreuses plantes vertes. Les oiseaux chantent dans cet oasis artificiel et la clientèle est composée entre autre de camping-carristes qui rentrent de Mauritanie. En discutant, un d’entre eux nous explique qu’ils viennent de séjourner dans le désert mauritanien, pas loin de la frontière malienne… Comme quoi, les alertes officielles concernant la sécurité en Mauritanie sont belles et biens exagérées, principe de précaution oblige… Nous n’en serons pas moins vigilants, mais nous voilà rassurés.

La fin de journée passe vite entre douche, lessive, internet, boulot, et un tout petit peu de repos. Demain nous partirons en début d’après-midi pour passer la nuit dans le désert et arriver le surlendemain à la frontière à quatre-vingt kilomètres de Dakmar…

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Fanch : Le désert c’est aussi la poisse, une poisse qui résulte d’un mélange de sueur et de poussière. Ça colle, c’est moite, mon corps, mes mains, mes vêtements… Une douche ne serait pas du luxe.

Mais ne nous plaignons pas, la nuit fut réparatrice, on a déjà fait le plus gros de ce bout de route difficile et le vent semble en notre faveur ce matin. Il nous reste 40 kilomètres avant le prochain point de ravitaillement, 40 petits kilomètres avant de voir un peu de vie, 40 kilomètres qui sont vite avalés.
Nous voilà à Dakmar, un petit village isolé qui semble t-il doit son existence à ses deux stations services.

La voilà ma douche! Il me faut à présent faire la mise à jour du site avant que Barth ne tente une synchronisation des donnés. Et oui, le réseaux est de piètre qualités mais il existe! Incroyable, au milieu de nul part, pas de téléphones mais internet est arrivé là… à méditer.

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