Dimanche 24 mars 2013

25 km

Nouakchott

N 18°06,248' W 15°59,966'

12 m

Jour 176 – Nouakchott

Barth : Vingt-cinq kilomètres pour rejoindre Nouakchott, l’affaire est vite réglée… Petit à petit le désert se transforme en zone urbaine, d’abord par la présence de nombreuses antennes de télécommunications, puis des constructions de plus en plus rapprochées les unes des autres. Le sable et les dromadaires sont toujours là mais la circulation automobile et la population citadine se densifient. Quelques affiches publicitaires viennent parfaire le tableau, nous sommes en ville !

Ce qui frappe tout d’abord ici, c’est le cosmopolitisme. Nouakchott est la capitale mauritanienne mais aussi la capitale du désert où se mêlent les populations berbères venues du nord, les mauritaniens, les proches pays d’Afrique noire (Sénégal, Mali, Côte d’Ivoire) et une petite communauté d’expatriés occidentaux… Nous prendrons le temps d’explorer plus en profondeur cette cité étonnante, mais pour le moment direction l’auberge Sahara pour nous reposer des dernières centaines de kilomètres parcourus… Mon ventre montre quelques signes de faiblesse depuis la veille, peut-être la première tourista tant attendue?!.. Je passe donc la fin de journée à me reposer, donner des nouvelles aux proches qui nous pensaient pris en otages dans les confins du désert, et prendre des nouvelles du monde sur internet… Nous rencontrons un couple de jeunes bretons de retour du Mali et dans la soirée nous retombons sur Camille qui après avoir séjourné quelques jours ici, a trouvé un hébergement gratuit chez un américain. Elle nous file quelques tuyaux sur le fonctionnement de la ville et comme nous prévoyons de séjourner ici un bon bout de temps, la possibilité de nous héberger pour pas trop cher nous rassure !

Il est ensuite temps de dormir, pour la première fois sous une moustiquaire car nous avons franchi la ligne à partir de laquelle ces sympathiques bestioles vont nous hanter jours et nuits, avec la potentielle transmission du fameux paludisme…

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Fanch : La ville se dessine peu à peu. Les bâtiments qui percent le sol détrônent les cabanes des brousses. La circulation augmente, la poussière déjà bien présente se densifie. Nous sommes au porte de Nouakchott, une capitale de sable dont je suis curieux de découvrir quelques secrets.
Petite anecdote sympa, nous sommes dans une auberge de jeunesse, à peine arrivés nous rencontrons un jeune couple de routards breton, c’est pas très étonnant me direz vous. Lui est de Lorient, elle de Cléguer, mon petit village natal… Et ça c’est déjà plus improbable!

Camille de Cyberconte est arrivée ici il y a quelques jours en voiture. On se retrouve sans avoir de rendez vous… Comme d’habitude. Le temps d’aller manger un bout et le charme du dépaysement agit. L’Afrique est là, l’Europe s’éloigne de plus en plus.

Les 800 bornes que nous venons de parcourir durant ces dix derniers jours nous ont… lessivé. Barth à mal au bide depuis quelques jours alors je pense que les deux prochains jour seront placé sous le signe du repos.