Mardi 26 mars 2013

5 km

Auberge Ménata, Nouakchott

N 18°05,595' W 15°58,651'

9 m

Jour 178 – Auberge Ménata, Nouakchott

Barth : Trop cher, trop bruyant, trop chaud, et trop de moustiques… Si nous voulons rester deux semaines à Nouakchott pour travailler efficacement il nous faut trouver un autre abri. Une fois le petit déjeuner avalé, nous nous rendons donc en taxi à l’auberge Menata dont Camille nous a parlé. Il s’agit d’une des premières auberges ouverte par une française dans la ville. Aujourd’hui un peu délaissée par sa direction et en conséquence par les clients, nous y trouvons du calme et de l’espace pour travailler ainsi qu’un tarif plutôt raisonnable et une situation plus centrale dans Nouakchott. Le temps de refaire l’aller-retour à l’auberge Sahara pour ramener nos affaires et faire nos adieux à la tribu franco-italienne d’interzona42b qui organise un cinéma solaire itinérant en Afrique depuis quatre ans, et nous voilà installés dans la tente sur les toits de notre nouvelle adresse.

Déjeuner dans un petit snack marocain qui nous rappelle de bons souvenirs culinaires déjà si loins, et la fin de journée se passe devant l’ordinateur pour mettre à jour le site, en sirotant du thé dans les jardins de l’auberge. J’ai hâte de retrouver toute ma santé pour commencer à découvrir enfin cette ville pleine de promesses, et pour me plonger avec allégresse dans les différents montages vidéos en retard, tout particulièrement celui du dernier check-point qui commence à dater un peu ! Peut-être qu’une bonne nuit au calme et au frais me remettra sur les rails ?…

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Fanch : On commence la journée par déménager. Et oui le nomadisme coule dans nos veines à présent et dormir deux jours durant au même endroit déstabilise considérablement notre rythme physiologique. Non, plus sérieusement, nous pensons rester une quinzaine de jours à Nouakchott, les nuités de cette auberge sont relativement trop coûteuses pour notre petit budget et stratégiquement, la géolocalisation du lieu pas très avantageuse car excentrée du centre ville et des commerces. Si on veut être efficace mieux vaut il se sentir à l’aise.
Mais le temps de prendre un taxi, de visiter une auberge susceptible de répondre à nos attentes, de négocier les tarifs, de reprendre un taxi pour le retour, de préparer nos affaires, de dire au revoir aux italiens, de manger un bout et de refaire le même chemin mais en vélo cette fois ci… Il est déjà 15 heures… j’aimerai trouver du temps pour bosser moi! J’y parvient finalement un peu plus tard, enfin… je m’occupe un peu de courriers en retard, d’envoyer quelques mails, de pondre quelques textes, rien de très concret mais ce sont de petites choses inévitable qui prennent pas mal de temps. Mais ça c’est fait!

Le coût de la vie n’est pas donné en Mauritanie. Nous pensions que les prix baisseraient mais voilà, quand on y pense, c’est logique, quasiment tout y est importé. Allez faire pousser fruits, légumes et faire paître vos brebis dans le désert vous comprendrez! Mais outre cela, j’ai l’impression qu’ici peut-être plus qu’ailleurs il nous faut négocier pour faire tomber les prix et c’est parfois fatiguant de se « battre » pour ne pas (trop) se sentir arnaqué, c’est aussi une question d’honneur. À cela s’ajoute une nouvelle monnaie dont la conversion en euros n’est pas des plus évidente. 1 euros = 360 ouguiyas.

Barth semble se remettre de son coup de mou et proportionnellement ma motivation réparait. Demain est un autre jour qui sera bien plus productif enfin… Je l’espère.