Mercredi 17 octobre 2012

50 km

Grange à Saint Aignant

N 45°50,585' W 0°56.752'

m

Jour 18 – Grange à Saint Aignant

Fanch : Un faux plat devient une montée, une descente se transforme en faux plat, ce phénomène est bien sûr proportionnel à la vitesse du vent… de face. Sans plat ni pente, tout les délices et sensations du vélo disparaissent. Le vent souffle d’avantage sur les sommets dégagés des vallons ou collines et comme la nature est bien faite le sommet est toujours, toujours, toujours à l’extrémité dominante de la montée, au fur et à mesure que la fatigue du cycliste augmente, les rafales s’intensifient. De plus, il se met à pleuvoir. Mes yeux luttent pour rester ouverts, les grosses gouttes en s’explosant sur la peau du visage procure une sensation de picotement véritablement désagréable. Petite cerise sur le gâteau, ce vent de face s’engouffre dans ma capuche ce qui physiquement me ralenti, et psychologiquement n’arrange rien à la situation. Ces 50 derniers kilomètres n’ont pas pas été pure plaisir…

Mais nous sommes accueillis merveilleusement par Lola, Gladys, et Joël, dans leur charmante maison charentaise, avec simplicité et générosité. Une bonne douche, une lessive, un petit Pineau et un bon repas plus tard et le soleil revient dans mon esprit…

Barth : Réveillé par quelques enfants qui attendent le car scolaire, je mets un peu de temps à émerger totalement. Il ne pleut toujours pas mais nous roulons face au vent jusque Saujon pour une pause au chaud dans un café, animée par David, ancien militaire de 38 ans qui nous fait bien marrer.
La route se poursuit sous la pluie et dans le vent. Une seule pause pour un coca
dans un bar PMU tout neuf et nous arrivons vers 16h chez Gladys,Joël et Lola. Douche, lessive, boulot sur l’ordinateur laissent place à un savoureux dîner qui nous permet de faire plus ample connaissance avec nos hôtes dont nous ne savons qu’une chose : qu’ils sont des amis de Carole. Merci Carole !

Fanchic : La journée est marqué par le fort vent de face et une pluie battante sur la fin de parcours. Nous rencontrons David à Saujon. Il est speed, grande gueule. Il a le physique de sa logorrhée, massive. Au bout de 5 minutes de conversation, il brosse notre portrait. Je suis le séducteur, Fanch le rigolo et Barth le pragmatique ! Merci David pour tes cadeaux… et tes saillies, notamment le « font chier les vieux… j’en ai marre des vieux… Faudrait tous les tuer à la naissance ! ».