Jeudi 18 octobre 2012

20 km

Fiolle, commune de Floirac

N 45°29,254' W 0°43,483'

m

Jour 19 – Fiolle, commune de Floirac

Barth : Petit dej avec Joël qui rentre de sa promenade quotidienne à vélo et qui découvre ensuite nos montures avec des étincelles dans les yeux. Boulot, rangement, déjeuner avec des amis de Gladys et Joël, et c’est l’heure des aux-revoir pleins de provisions ( St Nectaire et confiture potiron gingembre ). Merci encore pour cet accueil si chaleureux Joël et Gladys !

Reprise de la route vallonnée… Nous rencontrons deux ramasseuses de champignons Annie et Françoise, qui nous indiquent la route. Nous décidons tout de même de faire un détour pour quelques courses et tombons de nouveau sur Françoise qui nous offre café et galette charentaise avec une simplicité qui nous a totalement charmé ! Nous ne traînons pas trop tout de même, et repartons avec un saucisson et la fin de la galette..  Merci Françoise !

Après quelques kilomètres, la fin de la journée approche et le ciel est lourd… Cap sur une grange. On trouve une sorte de préau derrière une maison inoccupée qu’une chouette vieillarde nous recommande prestement. Quelques difficultés à installer le bivouac face au nombre et à l’incroyable vivacité des moustiques qui peuplent l’estuaire de la Gironde tout proche. On surplombe les marais et quelques habitations… Pour calmer un peu les moustiques, nous décidons de faire un feu qui en plus de faire disparaître les moustiques aura pour effet d’inquièter les voisins.. A l’heure de la tisane, nous aurons donc l’immense plaisir de parler de notre projet de tour du monde avec deux gendarmes venus voir ce qui se passait à Conac !

Fanch : Le piment fait ressortir le petit goût sucré de la pomme de terre, nos hôtes sont aux petits soins. Merci Lola, Gladys et Joël pour la confiture de potiron- gingembre, pour le Saint-Nectaire, merci d’avoir été sur notre route.

6 kilomètres plus tard, c’est Françoise alias Fanfan qui stoppe notre course folle en nous installant autour de la table de sa cuisine avec café noir, galette charentaise et une saucisse sèche pour la route. Elle se trouvait là, sur notre route et nous a spontanément invitée au goûter. Belle leçon d’hospitalité de sa part et encore une fois, j’hallucine devant tant de générosité. Merci Fanfan.

Ce soir ce sont les moustiques de l’estuaire de la Gironde qui viennent à notre rencontre et nous souhaitent la bienvenue en entamant une danse hystérique autour de chaque petite parcelle découverte de notre épiderme. Je suis pour le partage et l’open source certes, je veux bien qu’ils se servent une petite goutte de mon sang mais qu’ils arrêtent de m’injecter cette anticoagulant qui démange !

Dans un autre registre, après les moustiques ce sont les gendarmes qui nous rendent visite à l’heure du dernier thé à la menthe, averti de notre présence par un voisin vraisemblablement apeuré. Un petit contrôle d’identité plus tard, nous leur parlons de notre voyage, ils sortent de leur fourgon bleu marine pour venir fumer une clope auprès du feu et finissent par nous indiquer qu’en cas de problèmes, ils restent joignables. Retournement de situation.

Fanchic : Nous sommes arrivées la veille chez Joel et Gladys, lui maroquinier, elle créatrice de bijoux. Ils ont retapés une très belle maison charentaise. On s’y sent bien, on y mange très bien ! Le saucisse lentille maison nous permettra de ne pas succomber (au moins pour un temps) au « charme » de la même recette en boite. Nous repartons le lendemain dans l’après midi. Nous avons fait à peine 5km que nous nous arrêtons discuter avec deux cueilleuses de champignon. Nous retrouvons l’une d’elle dans le village suivant. Françoise nous invite à prendre le café, discussion sur le voyage et l’hospitalité. Nous repartons chargés d’une saucisse sèche et de galettes !

Le gîte nous est indiqué par une personne d’un âge vénérable (j’euphémise). Nous passons la nuit au sec sous un hangar. La proximité des marais de la Gironde, en fait l’endroit rêvé pour les moustiques. L’apparition de trois poches de sang les rendent dingues. C’est par dizaine que ces enfoirées de petites bêtes de merde viennent nous harponner. La p’tite dame, elle, n’est pas le moins du monde perturbée par les bestioles, sa peau tanné est un barrage infranchissable.

Et une première ! Les gendarmes viennent nous rendre visite dans la soirée, alertés par des voisins craintifs. Je suis déjà dans ma tente et assiste, à l’oreille, à la scène. Surprenant  le changement de ton quand leur est expliqué le projet. Ils finissent par venir fumer une clope autour du feu. J’adore aussi leur sortie ponctuée par « vous avez un téléphone ?… Vous nous appelez si vous avez un problème ». Alléluia, nous voilà protégé, pour la nuit, par la maréchaussée !