Dimanche 14 avril 2013

70 km

Mauriposte

N 18°05,238' W 15°58,407'

16 m

Jour 197 – Mauriposte

Fanch : Ces 20 derniers jours on été bénéfiques car il nous ont permis de nous mettre à jour dans les différente tâche de notre atelier. Mais il était grand temps de partir, de laisser la sédentarisation derrière nous pour aller de l’avant, à la découverte de ce qui ce cache un peu plus loin, hors les mur de Nouakchott. Nous revoici donc sur le bitume et pour la première fois, Geocyclab roule aux cotés de CyberConte.

Les 15 premières bornes sont plutôt délicates et il nous faut user de vigilance pour s’extirper de la folle circulation du centre ville. Le code de la route est d’une simplicité déconcertante et se résume à donner la priorité au plus gros engins. Comme nous sommes les plus petit, l’affaire n’est pas gagnée d’avance. Je suis tendu, ça klaxonne dans tous les sens, ça pu, c’est la fête des queues de poissons et vraiment, c’est à nous d’anticiper la conduite imprévisible des autres conducteur. Vivement que l’on sorte de ce merdier.

Enfin, nous retrouvons le paysage que nous avions quitté il y a 3 semaines. Le calme revient. Du sable, toujours du sable mais la verdure réparait, petit à petit elle prend de l’assurance, grignote un peu de terrain et monte de plus en plus haut. Avec elle, les signes de la civilisation résistent et notre route est bordée de tentes, de cases et de cabanes de bric et de broque. D’imposant panneaux de compagnies d’assurances, pour la plupart en piteux états, ponctuent les kilomètres et comme pour justifier les tarifs exorbitant qu’elles appliquent, souhaitent une excellente route aux automobilistes. « Roulez en toute sécurité avec Assurance Islamique. »  Le pire c’est que ce n’est pas du second degré. C’est à la fois comique et effrayant!

Enfin voilà, les bonnes habitudes reprennent. Nous trouvons un petit gîte ou nous abriter du vent et des regards indiscret dans un petit village désert. Après un petit coup de ménage, nous nous y installons, mangeons nos traditionnelleS nouilles chinoiseS et ne tardons pas à nous coucher car physiquement, la reprise fut quelque peu difficile.

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Barth : Au-revoir Nouakchott ! Dans une fournaise déjà bien palpable, nous faisons donc nos adieux à Mafou et Mathieu, les seuls levés à l’auberge, et nous traversons la ville en ébullition en ce dimanche matin, jour de reprise du travail après le week-end. Il faut faire une quinzaine de kilomètres pour avoir le sentiment d’être sortis de la ville, là où les dunes sont plus nombreuses que les constructions. C’est au moment de quitter un lieu qu’on se rend compte à quel point on y reviendrait bien… Je reste un peu sur ma faim par rapport à Nouakchott. Trop de fatigue accumulée avant, trop de travail sur l’ordinateur, et trop de choses à voir sans vraiment savoir où les trouver. Une chose est sûre, ce pays à la frontière entre l’Afrique et le Maghreb, entre l’océan et le désert, est passionnant et j’y reviendrais !

Mais il nous reste encore cinq jours de visa pour découvrir le sud-ouest de la Mauritanie en compagnie de Camille. Pour commencer, 150 kms sur la route principale avant de bifurquer sur une piste en direction de St Louis. Impossible de rester au soleil entre midi et 16h, nous stoppons donc pour déjeuner dans une boutique sur le bord de la route, et morts de fatigue, écrasés par la chaleur, nous siestons de concert à l’ombre d’un abri à bétail, uniquement perturbés par le passage d’une mini tornade qui nous recouvre de sable. Vers seize heures le vent chaud venu de l’est tourne pour enfin rafraîchir l’atmosphère. Nous en profitons pour faire une trentaine de kilomètres avant de trouver refuge dans une bergerie vide pour la nuit. Après un rapide dîner à base de nouilles chinoises au goût de colle à bois, nous ne tardons pas à nous endormir, épuisés par la reprise du pédalage.

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