Vendredi 19 avril 2013

35 km

Pont Faidherbe, Saint Louis

N 16°01,556' W 16°30,224'

13 m

Jour 202 – Pont Faidherbe, Saint Louis

Barth : Un ciel chargé de nuages gris balayé par un vent d’ouest qui rappelle le climat breton plante le décor de notre premier matin sénégalais. Le temps de prendre le petit déjeuner dans le café de la frontière et nous reprenons la route sur un bitume impeccable. Quelques singes traversent la route entre deux villages et déjà c’est la banlieue de St Louis qui commence. Une grande université, des banques, des agences Orange et des publicités Total, ici l’occident est de retour, en force !

L’arrivée dans le centre de St Louis à l’heure de pointe est un peu épique. La ville est répartie en trois zones, le continent, une première île historique et une seconde île abritant le village de pêcheurs dernier rempart avant l’océan. Un seul pont permet de passer d’une ile à l’autre et la circulation n’y est pas vraiment fluide… Nous avons le temps de découvrir les restes d’architecture coloniale et le quadrillage des ruelles à la française qui contraste fortement avec l’anarchie de l’urbanisme de Nouakchott, la dernière ville que nous avions vu. St Louis est une ville paisible, dans la douceur de l’océan, c’est bon de débarquer ici !

Mais nous devons d’abord trouver un logement… Après avoir tenté notre chance à l’auberge de jeunesse complète et un peu trop chère, nous rencontrons Ousmane qui nous conduit chez un ami à lui qui fait chambre d’hôte. Mahrou habite à la pointe sud de l’île des pêcheurs, avec sa femme et ses deux enfants, même si c’est un peu loin du centre, nous serons bien installé ici. Une douche, un bon repas, et nous voilà repartis pour rejoindre Gurvan et Olivier dans le centre afin de déguster la bière tant attendue ! Début de soirée tranquille donc, à siroter une bière en devisant sur les dernières actualités française et sur nos souvenirs de voyage… Mais la fatigue est là, bien présente, retour chez notre hôte pour être en forme le lendemain !

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Fanch : Les moustiques nous ont attaqué du fleuve, la nuit n’a pas été extrêmement reposante mais l’excitation de fouler mes premiers kilomètre sur le sol sénégalais me donne l’energie suffisante pour avaler les 35 bornes de goudron nous séparant de Saint-Louis. Le kilomètre 10 nous offre l’occasion d’observer une triplette de singes gambadant joyeusement… Le safari continu. Des cultures proprement clôturées réapparaissent accompagnée de villages et de petites coopératives agricoles dont la plupart semblent êtres financés par Taïwan. En s’approchant de Saint-Louis, les affichent publicitaire abondent et beaucoup d’entre elles affichent le carré orange de la célèbre compagnie de télécommunication française. Les trente premiers kilomètres sont ponctué d’indices qui nous en dévoile déjà beaucoup concernant la tutelle économique de la Chine et de l’occident.

Saint Louis. C’est l’heure de pointe… ou pas. Quoi qu’il en soit, nous sommes pris dans le courant saccadés d’une circulation mal odorante. L’île principale de Saint Louis (le centre) conserve par son architecture l’empreinte d’un passé mouvementé qui fait resurgir une histoire coloniale longue de plus de trois siècles. Le temps à effriter les murs de ce patrimoine (classé Patrimoine Mondial de l’Humanité) mais le souvenir de cet ancien comptoir français marqué par le commerce et la traite négrière semble ancré dans les fondations de la ville.

Nous nous dégotons un logement chez l’habitant sur la Langue de Barbarie, banc de sable protègent l’archipel de Saint Louis des agression de l’océan. C’est un peu excentré mais nous ne resterons probablement que deux nuits avant de rejoindre l’auberge de jeunesse du centre ville. Le temps de nous y installer et nous rejoignons nos amis rencontrés hier à la frontière, Gurvan et Olivier pour un apéro bien mérité! Et oui, je crois qu’une bière bien fraîche nous attend de l’autre coté du pont! Ahah !!!

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