Dimanche 21 avril 2013

0 km

L'Atlantide, Saint Louis

N 16°01,939' W 16°30,238'

14 m

Jour 204 – L’Atlantide, Saint Louis

Barth : Aujourd’hui on déménage. Le quartier de l’hydrobase, bien que très tranquille et certainement royal quand la météo permet de profiter de la grande plage, se trouve un peu excentré, un peu trop pour toutes les choses que nous voulons faire dans les jours à venir… Je rejoins Fanch qui est déjà parti retrouver son vélo en taxi à l’auberge de jeunesse, après avoir fait nos adieux à Mahou et sa petite famille…

Les coupures de courant semblent se résoudre et nous pouvons enfin nous connecter et donner quelques nouvelles en France. Gurvan et Olivier sont toujours à l’auberge, Camille n’est pas loin, et le couple de cyclistes suédois dont nous avions entendu parler à la frontière vient d’arriver à l’auberge. La journée se passe donc tranquillement, comme un dimanche, entre repos, musique, rencontres…

Je prends tout de même le temps de trier les nombreuses images accumulées depuis Nouakchott, en vue du prochain montage du check-point. Grâce ou à cause de la présence de Camille qui n’est pas la dernière à sortir sa caméra, j’ai environ quatre heures d’images sur Nouakchott et la route de Saint-Louis ! Beaucoup de tri à faire donc pour sélectionner la crème de la crème. Mais comme nous ne restons pas longtemps à Saint-Louis, je reporte ce boulot à notre futur séjour à Dakar pour profiter au maximum des découvertes ici.

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Fanch : Barth reste sur l’ordinateur. Je continue ma recherche pour trouver un dérailleur digne de ce nom, vagabonde en compagnie d’Olivier, Gurvan et Camille, guettant à droite, à gauche si je ne peux pas trouver ce que je cherche. Coup de chance (ou pas), c’est un jeune réparateur de vélo qui nous accoste en qualifiant ses compétences technique de dons exceptionnels. Honnêtement, je ne pense pas qu’il soit meilleur qu’un autre mais il à l’air de pouvoir se procurer la pièce nécessaire au bon fonctionnement de ma bécane, de toute façon je n’ai guère d’autre option que d’accepter. Je reviendrai donc demain avec mon vélo (aujourd’hui c’est dimanche) en espérant avoir fait le bon choix.

Il s’en suit une petit visite à l’homme aux vélo, le dénommé F.M. qui nous raconte son histoire et sa passions pour les cycles. En pénétrant dans sa caverne, il nous plonge en nous guidant avec douceur dans son univers mécanique. Le long du mur de gauche de sa minuscule cours intérieure sont empilés sur plusieurs mètres de hauts,  des dizaines de carcasse de vieux vélos disposées de façon à ce que les parpaings disparaissent. Les petits composants mécaniques sont eux soigneusement triés, les chaînes rouillées pendent à une cordelette, et tout un tas de truc et de trac (comme il aime le dire) servent de décoration muralle et attendent de trouver un rôle jouer dans une de ses nouvelles sculptures.  Son regard fuit le notre, il est timide, réservé mais n’hésite à nous parler du métal avec amour voir avec passion. Je l’observe et l’écoute en souriant.

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