Lundi 29 avril 2013

0 km

Case-Ba, Dakar

N 14°45,482' W 17°25,711'

23 m

Jour 212 – Case-Ba, Dakar

Barth : Nuit un peu courte mais néanmoins réparatrice. Je suis le dernier debout vers 9h et rejoins Fanch, ses parents, et la soeur d’Abdou, le propriétaire, qui a passé la nuit ici pour guider un peu les locataires. Après un rapide petit déjeuner, je file au cyber pour finaliser la synchro du site. La connexion de la Brioche dorée ne fait vraiment pas l’affaire…

Pour les plus avertis, la synchronisation du site consiste à :

  • S’assurer que les futurs articles sont complets et bien mis en page sur notre serveur local
  • Uploader toutes les nouvelles images sur le serveur en ligne, et éventuellement les vidéos sur la plateforme Viméo (c’est souvent l’étape la plus longue)
  • Ensuite une petite manipulation permet de comparer la base de donnée du site local avec celle du site en ligne afin de récupérer les nouveaux commentaires (seules données modifiées directement en ligne par d’autres personnes que nous)
  • Pour finir, il n’y a plus qu’à écraser la nouvelle base de donnée sur le serveur en ligne et vérifier que tout soit bien en ordre.

Avec une bonne connexion, sans vidéo à charger, l’opération peut prendre un quart d’heure. Avec une connexion légère… Une demie journée..! Cette fois je m’en sors en une grosse heure avec un haiku mis en ligne, honnête !

Retour à l’appart où un Thiebou Dien m’attend, avec un morceau de conté et de roquefort en dessert ! Puis, après-midi sieste, lessive, planning… Le programme s’annonce chargé à Dakar entre différents rendez-vous avec des associations locales pour présenter notre projet et réaliser une installation, le montage des nombreuses images accumulées depuis Nouakchott, la réalisation d’un nouveau check-point, l’organisation de notre traversée de l’océan… Il s’agit de ne rien oublier !

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Fanch : le jour ce lève sur Dakar, dans une brume sonore qui elle ne se lèvera jamais. Le petit déjeuner avalé, j’accompagne mes parents au marché du quartier pour une insertion directe dans la vie et les coutumes locales. Les voilà dépaysés comme il se doit ce qu’entre nous je comprends tout à fait étant donné cette multitude de stimulis sensoriels d’une subtilité toute relative. Les odeur de poissons séchés semblent les incommoder légèrement, héhé. Je m’amuse en les observant évoluer dans le dédale d’étals puis aprécis grandement écouter leurs premières impressions, comme si à travers leurs regards je prenais d’avantage conscience du monde dans lequel j’évolue aujourd’hui. Je me rends compte à quel point les kilomètres avalés si lentement nous ont préparé, Barth et moi, à appréhender un univers dans lequel nos repères sont sans cesse chamboulés. Il est judicieux de noter que le Dakar que nous découvrons en ce moment semble être le paroxysme de la cité africaine telle que nous la connaissions auparavant, un extrême, avec des enchantements et des désagréments prononcés.

Je parle du lieu ou nous sommes comme si nous étions dans le centre, ce n’est ici qu’une petite parcelle de l’imposante banlieue de Dakar mais les mouvements et l’ambiance qu’on y trouve jour et nuit sont certainement les présages d’une capitale animée.

Pour la première fois depuis fort longtemps, mais seulement après avoir fait la liste, avec Barth, de ce qui nous attends ici, je m’autorise une petite sieste. Dehors l’agitation est à son comble et le brouhaha persistant guide mon sommeil au cœur d’étranges contrées.