Mardi 30 avril 2013

0 km

Institut Français, Dakar

N 14°40,079' W 17°26,131'

16 m

Jour 213 – Institut Français, Dakar

Fanch : Je pars en ballade avec mes parents laissant une fois de plus Barth se débattre avec les heures de rush vidéo qu’il va falloir monter en prévision d’un prochain gros Checkpoint. J’ai quelques scrupules à l’abandonner, d’un coté j’aimerais profiter au maximum de ces petits moments familiaux et de l’autre je ne sais comment m’y prendre pour l’aider de façon efficace.

Enfin, nous partons en taxi jusqu’au centre ville de la capitale sénégalaise. J’abandonne papa et maman à leurs sorts avant de les retrouver une heure plus tard à l’Institut Français, c’est le temps qu’il me faut pour trouver l’agence d’une compagnie aérienne et y négocier une ristourne pour notre vol transatlantique. Et oui, l’option bateau-stop semble, si vous me permettez le jeu de mot… Tombée à l’eau! Nous avons trop traîné, la saison des traversées touche à sa fin et nous craignons de perdre une énergie considérable à chercher une embarcation pour le Mexique. Cette déception s’efface avec à la projection de Geocyclab sur un autre continent. Quoi qu’il en soit, le réceptionniste avec qui je cause ne ce soucie guère de tout cela et m’annonce comme je m’y attendais qu’il faut lui remettre un dossier de demande de partenariat qu’il enverra au siège de la société à Lisbonne. Dès lors, peut-être bien que notre demande sera examinée. Mon interlocuteur termine sa phrase par un Inch’Allah bien marqué ce qui réduit mes espoirs à néant. Oui enfin, c’est que nous aimerions partir dans une vingtaine de jours… Un coup dans l’eau.

Le centre de Dakar comme l’annonçait ses banlieues animées est une fourmilière grouillante ou trop de stimulis chatouillent mes capteurs sensoriels pour que je puisse appréhender correctement mon environnement. Comme si je traversais les rues saturées dans un état de conscience altérée, mes sens sont à l’affût mais mon champ de vision se focalise sur ce qui vient vers moi et ce qui s’éloigne de moi. Impossible de prendre du recul. J’ai l’impression que mon esprit se focalise sur les mouvements de proximité afin d’éviter de ne pas se faire engloutir par une la marée urbaine (je pense ne pas exagérer en employant ce terme).

À notre retour à Cambérène, notre QG, je n’ai pas de souvenirs précis du paysage urbain, de l’architecture ou de l’agencement des rues et autres axes de circulations. Dakar est une ville de mouvement, un flux continu qui même en ralentissant quelque peu entre 2 et 4 heures du matin, ne s’arrête jamais.

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Barth : Fanch et ses parents sont partis dans le centre pour prendre des renseignements, trouver une nouvelle tablette pour Fanch, et tenter de négocier nos billets d’avion pour le Mexique dans une agence. Je reste à l’appartement pour commencer le montage des vidéos. une première étape un peu fastidieuse où il s’agit de trier, d’organiser les différents plans, de synchroniser le son avec les images, tout ce qu’il faut pour pouvoir ensuite « monter » à proprement parler, trouver une narration et un rythme…

Journée studieuse donc. Dans la soirée, nous décidons de commander les billets d’avions sur internet sans attendre pour ne pas laisser passer les tarifs les plus intéressants. C’est un peu la panique car nos comptes bancaires ne sont pas assez provisionnés, mais finalement grâce au dépannage de mon père, la commande est validée. Nous décollerons donc de Dakar le 21 mai pour arriver à Mexico le lendemain après une escale à Bruxelles et une autre à Washington ! La logique des tarifications aériennes me laisse perplexe… Reste à s’assurer que nos vélos pourront bien être embarqués, sans supplément ! Dans la foulée nous avons aussi commandé un disque dur à l’adresse de Fanch (celui de Rennes qui avait sauvé notre ordi à Iznajar), afin qu’il puisse nous ré-installer un système sain, équivalent au notre. Deux bonnes choses de faites donc, à rayer de la longue liste de pense-bête.

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