Samedi 1 juin 2013

0 km

Barra de Coyuca

N 16°56,902' W 100°06,776'

21 m

Jour 245 – Barra de Coyuca

Fanch : Baignade, sieste, baignade, sieste, bouffe, baignade, sieste, baignade, bouffe, baignade, tequila, musique et dodo (sur la plage et sans machette)…
Dur dur…

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Anaïs : Bon, je repend un peu la journée d’hier parce que taper un carnet de bord sur une tablette accablée par la chaleur, elle aussi, donc, moins performante que d’habitude, (la tablette…) c’est l’enfer.

Pendant que les deux aventuriers dévorent goulûment une soupe de pâtes, je profite de cette pause inopinée pour leur piquer leur ordi. Je tape avec la délectation de la sténo-dactylo accroc qu’on aurait privé de clavier pendant une semaine…
Bref…

Le décor est cinématographique, mais d’un certain cinéma, ou de certaines séries télé… genre vacances de l’amour, malgré la déception cuisante de Fanch de ne pas avoir croisé Vanessa Demouy…

Ma première nuit en hamac dans les caraïbes, me disais-je innocemment alors, sera parfaitement inoubliable…
Cette nuit ne fût pas ma première nuit en hamac, grâce à la délicate ténacité de la matriarche Ermélinda qui nous embarque dans sa casa parce que « bon, quand même, on sait jamais, la nuit, c’est pas comme le jour, etc, etc… » La doyenne des lieux (et non la douanière comme je l’ai compris au début… ben oui j’ai fait allemand à l’école moi, pas espagnol) nous embarque chez elle, de l’autre coté de la lagune.
Nous sommes menés en bateau par Edgar (ben oui, pour traverser la lagune…) et discutons brièvement en un franglespagnol plus qu’approximatif, mais nous comprenons quand même, et quand on se comprend pas, ben on se comprend quand même…

La journée du samedi a été fort bien décrite par Fanch, une description tellement riche et pertinente que je ne saurais oser ajouter quelque chose sous peine de dénaturer l’esprit de ce récit narratif et biographique, qui, à mon sens, restera l’une des plus belles pages de ce carnet…

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Barth : Après une nuit plutôt tranquille, le réveil est un peu long. Personne en vue, rien à manger, nous sommes coincés au fond de la lagune en attendant de trouver un bateau pour regagner la plage. Vers 10h, notre hôte se montre enfin et nous prenons congés pour aller déjeuner au village. Une fois requinqués, direction la plage pour une nouvelle journée de farniente. Ce soir c’est décidé, nous resterons dormir sur la plage que ça plaise ou non.

Les baignades dans l’océan sont très sportives, le sac et le ressac puissants de la houle ne permet pas de nager, il faut juste s’accommoder des vagues en prenant garde de ne pas passer de l’autre côté de la barre. Cependant, la température accueillante de l’eau fait oublier la fatigue, et le soleil qui tape fort et qui nous aura laissé à tous les trois quelques douloureux souvenirs.

Il y a un peu plus de monde aujourd’hui, les mexicains en week-end qui viennent se détendre en famille, mais nous sommes toujours les seuls étrangers visiblement.

Au couchant, après être retournés au village pour dîner, la plage se vide tout de même, et nous pouvons prendre place dans les hamacs pour passer la nuit. Un concert d’oiseaux, de batraciens et d’insectes démarre côté lagune tandis que les rouleaux du pacifique battent la cadence côté océan. Nous ne tardons pas à nous endormir jusqu’au passage du véhicule des gardes-côte qui s’arrête juste à notre hauteur en pleine nuit. Préférant rester discret su notre présence, je n’ose pas aller à leur rencontre, mais il semble bien que l’arrêt d’une petite heure juste en bordure du littoral doit correspondre à la ponte d’une tortue de mer, qu’ils sont chargé de protéger. Une autre fois…

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Haiku 041 – Pescadores

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