Lundi 3 juin 2013

0 km

Mazunte

N 15°39,898' W 96°33,250'

10 m

Jour 247 – Mazunte

Fanch : Je ne sais pas vraiment où nous sommes. Alors que le bus roule encore, j’entre aperçois les première lueurs inonder la jungle verdoyante. Je lutte pour garder de les yeux ouvert mais rien n’y fait et malgré mes efforts, je replonge dans mon sommeil. Après neuf heures de voyage, j’éprouve vraiment des difficultés à émerger. La chaleur n’y arrange rien, elle est aussi présente que dans la région d’Acapulco, il doit être 8 heure et je suis déjà trempé.

Nous nous mettons d’accord à l’heure du petit déjeuner (escalope milanaise et haricot rouge, du lourd!), la fatigue est encore d’actualité et les deux jours de repos que nous nous sommes accordés n’aurons pas suffis à nous remettre d’aplomb. Cette fatigue qui s’accumule se manifeste aux travers de petites tensions, elle particulièrement évidente ces derniers temps, alors stop, n’insistons pas. Objectif: prolongation d’arrêt de travail.

Nous ne prenons pas le temps de découvrir Puerto Escondido pour emprunter une énième navette jusqu’à San Antonio puis un taxis qui nous mènera Mazunte, une plage relativement isolé des tourbillons urbains et touristiques ou nous rechercherons trois hamacs pour continuer nos flâneries.

Nous y voici. J’ai longtemps fantasmé ce genre de situation. La jungle en arrière plan avec ses cocotiers qui viennent s’échouer sur le sable, des cabanes aux toitures en feuilles de palmiers tressées font office d’hébergements économiques, une eau émeraude, un poile plus fraîche que l’air et dans laquelle on pénètre plus aisément que dans une piscine chauffée. La cerise sur le gâteau, c’est la Pina Colada que l’on déguste pour quelques pesos seulement. On se laisse porter au rythme du sac et du ressac, relativement violent mais grâce auxquels les baignades sont bien plus amusante.  Je ne sais pas si cela va durer très longtemps mais je me laisse prendre au jeu des vacances.

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Barth : Neuf heures de route pour rejoindre Puerto Escondido où nous prenons juste le temps de petit déjeuner et de traverser le village d’un terminal d’autobus à l’autre avant de rejoindre Mazunte, à une heure et demie plus au sud… Nous apercevons pour la grande joie de Fanch le troisième spot mondial de surf avant de sombrer tous les trois dans un sommeil comateux, inévitable dans la fraîcheur climatisée du bus.

Le ciel est un peu nuageux mais la chaleur lourde de l’air est de plus en plus palpable. Nous débarquons fatigués et hagards dans le hameau de Mazunte, petit entassement de baraques coincé entre la jungle et l’océan au fond d’une charmante baie. Après quelques frayeurs au vue des tarifs d’hébergement dans les premières auberges visitées, nous trouvons finalement notre bonheur dans un restaurant un peu à l’écart qui donne directement sur la plage… Cette fois je sens que je vais pouvoir me reposer de toutes mes forces, sans entrave et sans complexe !

Apéro les pieds dans l’eau, baignade moins sportive une fois la barre passée, et dans une eau encore plus chaude qu’à Coyuca, repas bon marché, toutes les conditions sont réunies pour une bonne sieste !.. Qui durera jusque 21h…
Mazunte est un ancien petit port vivant jadis de la pêche à la tortue, mais maintenant qu’elles sont protégées, la principale activité tourne autour de l’écotourisme. C’est peut-être ici que j’assisterais enfin à la ponte d’une tortue de mer la nuit !..

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Anaïs : Aujourd’hui, après avoir passé la nuit dans le bus et une bonne partie de la journée à rejoindre notre nouvelle étape, je ne peux pas me connecter (addict, moi?) mais j’ai une grosse pensée pour mon frère à qui je ne peux pas souhaiter un bon anniversaire… voilà, c’est désormais chose faite, merci Geocyclab! (mais si, il lit ce carnet de bord…)

Nous arrivons enfin à Mazunte et comme il est tard au moment où j’écris tout çà, je ne trouve aucune autre manière de le dire, alors tant pis: Mazunte, c’est vraiment trop mignon…
comme un village fait en Légo mais la personne qui aurait empilé les légos aurait un peu forcé pour que certaines pièces s’emboîtent bien. Ce qu’on appelle dans le jargon des architectes le « mais-si-ça-rentre-j’te-dis »…

Des maisons colorées et biscornues donc, entourant des rues biscornues aussi… (si si c’est possible)
On finit, en se forçant un peu, par traîner nos pauvres carcasses écrasées par la chaleur jusqu’à notre petite paillote de rêve, tenue par une famille et une ribambelle de mômes qui font la loi!

Une eau loin d’être calme mais dont on ressort sans avoir à attendre 2 heures que le bout de nos pieds perdent leur teinte bleu-schtroumpf, une sieste qui se prolonge tard, un dîner au calme…

C’est vrai qu’il n’y pas grand chose de plus à raconter…
Ça vous parle l’image du mec avec un sombrero qui sirote un pulco dans son hamac en soupirant qu’il fait trop chaud pour travailler? Ce n’est ni un mythe, ni un cliché, c’est la quintessence même du Mexique…