Mardi 4 juin 2013

0 km

Mazunte

N 15°39,511' W 96°32,162'

5 m

Jour 248 – Mazunte

Barth : Ça y est ! Enfin une bonne nuit de sommeil et un réveil doux avec petit déjeuner sur la plage suivi d’un bain de mer et d’une sieste… En 24h j’ai du récupérer une bonne semaine de fatigue déjà, et la journée s’annonce reposante…

Pas grand chose d’extraordinaire à raconter aujourd’hui, l’atelier Geocyclab est véritablement en pause. Une promenade en vue d’un éventuel haïku nous a conduit jusqu’à la plage voisine où les vagues plus importantes faisaient le bonheur de quelques surfeurs locaux. La vie ici est propice au vidage de tête, plus d’horaire, plus de courses à faire, plus de déplacement à organiser… Juste la mer, le soleil et les cocotiers ! Désolé pour ce creux dans la narration de notre aventure…

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Fanch : La paresse me gagne mais cela ne m’empêche pas de penser. Bien au contraire, ne rien faire permet de penser à autre chose que d’habitude. Alors, pas mal de question que nous avions plus ou moins mise de côté reviennent à toute allure.

C’est bien beau de flâner à l’ombre des cocotiers mais la paresse n’est pas gratuite et cela même en cherchant l’hébergement le moins coûteux du coin. Alors même si je nage dans un bonheur presque total, la culpabilité me pousse à faire mentalement les comptes…. Et je remarque que nous sommes largement au dessus de notre budget. Aïe. Cela ne va pas aller en s’arrangeant puisque avant d’atteindre l’Asie, les États-Unis et l’Australie (ou la Nouvelles Zélande) nous attendent, deux pays au niveau de vie plus élevé où il va falloir se serrer la ceinture.

Nous en discutons avec Barth et Anaïs… L’auto-production ça a du bon mais c’est pas tout les jours évident. Sans être véritablement dans l’urgence, il nous faut d’ors et déjà trouver de l’argent pour continuer notre périple. Nous évoquons quelque pistes (sans rentrer dans les détails)

  • Faire une pause en Australie ou en Nouvelle Zélande (trois mois ?) pour y travailler et ainsi renflouer les caisses.
  • Renouveler les demandes de subventions ce qui implique de remettre le nez dans les dossiers.
  • Rechercher des résidences de création avec un budget de production (sur notre route si possible).

Si tout est possible, rien est simple et il va falloir d’une façon ou d’une autre prendre le temps de régler ces histoires de tunes.
Je dis cela à tout hasard mais si vous avez une ou plusieurs pistes de financements susceptibles d’être compatibles avec notre projet, n’hésitez pas à nous le faire savoir.

Ce soir, une pluie tropical s’abat sur le toit de la case. Il goutte dans mon lit. La pluie est chaude mais elle n’en est pas moins vachement humide et dormir dans ces condition reste tout à fait inconfortable. Je descends de mon perchoir et opte pour la solution hamac sous un porche en dur. Il est minuit, c’est une à présent averse tropicale qui s’abat sur Mazunte, elle emplit le marais de derrière pour le plus grand bonheur de messieurs les carpeaux qui l’expriment sans retenue. Je sors en caleçon, j’essaie de protéger tant bien que mal mon enregistreur des énormes gouttes qui tombent du ciel. Impossible d’enregistrer quoi que ce soit au risque de bousiller mon matériel. En revanche, à la lueur de ma lampe frontale je fais plusieurs petite rencontres. Pas de tortues malheureusement, mais des dizaines d’énormes crapauds et de grenouilles partage leurs terrains de jeu avec une bonne centaine de crabes asymétriques agitant leurs imposantes pinces droite en fonction des mouvements de la lumière.

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Anaïs : Il y a le ciel, le soleil, la mer, le soleil, le ciel, le soleil, la mer… (vous le sentez, là, le balancement du hamac?)

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