Mercredi 5 juin 2013

0 km

Mazunte

N 15°39,511' W 96°33,162'

5 m

Jour 249 – Mazunte

Fanch : Je suis dans mon lit, protégé de l’invasion des insectes par à une moustiquaire suspendue. Hors, il y a un moustique qui virevolte du mauvais côté de la toile, la pauvre bestiole est prisonnière. On partage donc un espace d’environs 1,5 mètre cube ce qui semble largement suffisant à une cohabitation seine. Mais ce moustique a faim et m’attaque sans relâche. Je ne me laisse pas faire, mais malgré mes efforts, je ne parviens pas à éradiquer mon ennemi. Le sommeil m’ordonne de déclarer forfait et résigné, je décide de me soumettre au désir sanguinaire de mon adversaire. Alors je me pose cette question: Combien de piqûres un unique moustique est il capable d’infliger a une unique victime en 8 heure de temps? Merde…

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Barth : Le paradis et l’enfer se côtoient de près… Pour Anaïs en tout cas qui vient de passer une nuit cauchemardesque suite à une insolation+tourista éclair. Le tout sous une pluie diluvienne qui parvenait même à percer la toiture juste au-dessus du lit. Bref, une nuit de folie !

Ce matin, pendant qu’Anaïs se remet de ses émotions, je file avec Fanch pour un aller-retour de deux bonnes heures jusqu’à la banque la plus proche, histoire de pouvoir régler nos dépenses ici… Le trajet se fait en taxi collectif, ouvert au vent, sur la petite route qui serpente à travers la forêt tropicale jusque Pachutla, petite ville pas très touristique mais très animée où nous trouvons notre bonheur en matière de banque.

C’est étrange cette sensation de redevenir un touriste parmi d’autres après une demi-année à avoir tout fait pour être le contraire. Notre itinéraire et les lieux que nous visitons pour le moment y contribuent beaucoup, mais le fait d’avoir mis de côté nos montures joue énormément. Je mesure à présent à quel point nos vélos sont des laisser-passer pour franchir la barrière des circuits touristiques et garantir ainsi des rencontres plus spontanées et plus sincères…

Mais cette pause fait du bien, sur trois années de voyage il faut bien pouvoir prendre ce temps là pour repartir du bon pied. Le fait qu’elle coïncide avec le changement de continent tombe à pic également, je devine que quand nous reprendrons la route à vélos dans quelques semaines, la véritable immersion dans la culture mexicaine pourra alors commencer.

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Anaïs : Je dois avouer que raconter cette journée va être compliqué… vraiment compliqué… j’ai passé une nuit compliquée… vraiment compliquée… (non, c’est bon, m’man, t’inquiètes, je suis plus malade!)

Mais j’ai laissé quelques neurones au fond de la cuvette des toilettes, en même temps que tout le reste, mon langage d’aujourd’hui (qui n’a jamais aussi bien traduit ma pensée) se résume à « mmmmh – euurk – arrrgh »
Sur ce : arrrgh à vous!

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