Lundi 17 juin 2013

0 km

Ruines de Palenque

N 17°29,310' W 92°02,459'

146 m

Jour 261 – Ruines de Palenque

Anaïs : Ça y’est, aujourd’hui, toi, plus haute pyramide Maya de Palenque, ne bouge pas (enfin continues à ne pas bouger comme tu le fais depuis plus de 2000 ans), j’arrive!

Nous partons donc de bon matin, et nous rendons sur le site. Evidemment beaucoup plus de touristes qu’à Tonina, donc un parcours plus balisé mais qui reste grandiose. Les grimpettes sur les hauteurs sont devenues une simple formalité (enfin presque…) et l’exploration se poursuit une bonne partie de la journée, en se terminant par une partie des ruines plus sauvages, enfouies dans la jungle et un peu plus délaissées par les touristes. Nous rentrons dans notre cahute épuisés mais contents et profitons d’une soirée musicale à la terrasse de l’une des paillotes, dans la jungle.

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Barth : Il est prévu de la pluie pour les jours à venir, c’est aujourd’hui ou jamais pour visiter les ruines sous le soleil. Quelques kilomètres à pied dans le soleil pour rejoindre le site, après avoir payé notre droit d’entrée dans l’enceinte du parc naturel, et nous voilà aux portes de l’ancienne cité Maya. Les ruines sont nombreuses et un peu plus impressionnantes qu’à Toniña, mais les vastes étendues de gazon et les petits chemins en terre battue le long desquels officient marchands de souvenirs en tous genres, cassent un peu l’authenticité des lieux à mon avis. Nous faisons la rencontre d’une polonaise, artiste plasticienne numérique, qui nous accompagne dans la suite de la visite. Sur la fin du parcours, le temple dit « des chauves-souris » me parle un peu plus, envahit par la végétation et bordé d’une petite cascade, mais la faim nous pousse à rentrer rapidement, sans Fanch qui reste faire quelques enregistrements sonores de la jungle…

La fin de journée se passe tranquillement entre deux averses tropicales, à base de repos, d’apéro et de burritos…

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Fanch : Et voilà, j’attendais l’arrivée de mes amis pour la visite des ruines de Palanque. On se motive donc pour se lever de bonheur, pour avaler un petit déjeuner avant notre petite randonnée jusqu’au site archéologique. La route tournoie quelques kilomètres dans la jungle jusqu’aux portes de la citée Maya.

Il semble que cette zone soit toujours en cours d’aménagement mais l’entrée débouche sur une clairière au gazon bien entretenu, d’un vert homogène qui permet d’avoir une vue d’ensemble sur plusieurs bâtiments. Cela provient certainement du fait que ce n’est pas mes « premières ruines » mais au premier coup d’oeil, je suis moins impressionné devant cette pluralité architecturale qu’aux pied de l’imposante pyramide mono-block de Tonina. Cependant, Lakam Ha (nom maya de cette cité qui signifie « Grandes eaux ») est bien plus étendu que sa rivale. La zone visible représente 2,5 km² mais les archéologues estiment avoir exploré moins de 10 % de sa superficie totale. Il resterait encore pas loin d’un millier de structures englouties par la forêt. Enfin, quand on y pense… C’est vertigineux.

C’est au sommet d’un des nombreux temples que nous rencontrons Natalia, voyageuse polonaise qui explore elle aussi la région et il se trouve qu’elle aussi est artiste-aventurière. Nous en venons rapidement à parler de nos centres d’intérêts et très vite d’art interactif, de Pure Data et d’Arduino. Il n’y a pas de hasard. Nous continuons à quatre notre exploration jusqu’au temple des chauves-souris où à ma plus grande joie j’aperçois mon premier toucan. Barth et Anais nous abandonnent pour rentrer au camps tandis que nous décidons d’accéder à une zone interdite au public (gardez ça pour vous) et évidemment vide de touristes. Ce qui est bien avec ce genre zones délimitées par de petit panneaux no entrar, c’est que personne n’est censé y pénétrer, ce serait donc dommage de payer un gardien la ou personne ne vient. C’est juste trop bon de franchir un interdit pour se sentir plus libre et finalement, ces « ruines interdites » à demi recouvertes par la nature, auront été pour moi le moment fort de cette visite.

J’abandonne à mon tour Natalia pour exécuter quelques prises de son un peu plus loin encore, un peu plus profond dans la forêt. Je cherche juste le tête à tête avec la nature sans personne d’autres que moi pour l’écouter chanter, elle beaucoup à dire… J’assiste ainsi à un concerto pour singes hurleurs fantastiquement orchestré par les milliers d’insectes et d’oiseaux de cette forêt sonore.

Et le son n’en fini pas puisqu’une fois à El Pachan nous retrouvons Natalia et sa guitare pour une soirée bosse nova. Une belle journée qui se fini tout en douceur.

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Haiku 044 – Green noise

Pour ne rien manquer, nous vous conseillons l’usage d’un casque audio pour le visionnage de cette vidéo.