Mardi 18 juin 2013

0 km

Welib Ha

N 17°14,440' W 91°34,324'

145 m

Jour 262 – Welib Ha

Fanch : À l’heure du petit déjeuner, Barth et Anaïs dorment probablement encore. Je retrouve Natalia que nous avions rencontré la veille et nous décidons d’aller faire une tour à Welib Ha (Ha qui signifie « eau » en Maya). Welib Ha c’est une autre cascade dont on ne parle pas dans les guides touristiques et qui, je m’en rends compte une fois sur place, en vaut largement la peine. Pas de touriste donc, seul un pêcheur se tient debout sur un rocher au milieu de l’eau, les pieds à peine immergés, comme s’il marchait sur l’eau. Une chute d’eau d’une dizaine de mètres percute le bleu du bassin. Le décors est fabuleux pour ne pas dire paradisiaque, c’est parfait pour une petite baignade et malgré la fraîcheur de l’eau, je me laisse guidé par cette envie irrationnelle d’aller piquer une tête. L’eau au reflet bleutés vu de l’extérieur est en faite d’une clarté et d’une pureté étonnante, je nage dans un aquarium avec en guise d’arrière plan une cascade qui jaillit de la forêt (presque) vierge. Quoi de plus?

Sur la route du retour, Natalia descend du combi avant El Pachan, nous nous séparons là car l’heure est venu pour elle de prendre le chemin de l’europe. Nous échangont nos contacts et « bons plans » respectifs avant de nous séparé rapidement, pressé par les horaires des transports en communs. Ce fut une surprenante rencontre.

De retour au campement, je me fait réquisitionner par les zicos pour le classique boeuf du goûter. Je commence à connaître sur le bout des doit leur répertoire et me sens à présent plus à l’aise musicalement mais aussi humainement. Mes amis musiciens ne parle que très peu l’anglais,quant au français… Le dialogue se créer autour de la musique parfois agrémenté de quelques gestes ou expressions du visage exagérés. On peut parfois se permettre de dire « au diable la parole »

Mais ce soir, en compagnie de mes deux amis, c’est à nouveau une longue conversation qui nous tient assis à cette table. On parle de tout et de rien mais surtout de l’évolution de Geocyclab qui à bien changé depuis ses premiers balbutiements il y a environs 3 ans de cela, mais aussi depuis notre départ qui semble déjà appartenir à un passé très très lointain. Petit retour en arrière donc, des images me reviennent en tête, le départ, la route en compagnie de Fanchic, la France pluvieuse, l’Espagne froide, et le Maroc accueillant. Que de rencontres déjà alors que nous ne sommes à peine au tiers de notre aventure… Encore, j’en veux encore. Je ne pense qu’à répartir sur la route, les vacances n’ont que trop duré. Et même si j’appréhende physiquement la reprise (il va nous falloir franchir quelques hauts cols), j’ai tellement hâte de replonger dans le vif du sujet…

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Anaïs : Nous continuons d’emprunter les parcours balisés touristiques, Fanch et Barth commencent à culpabiliser de vivre une semaine de voyage dénaturant les valeurs de leur projet, mais bon, si on veut vraiment éviter les endroits touristiques, il faut faire le tour du monde de la Creuse. On passe forcément par des coins qui paraissent clichés tant on les a vu en photo, mais on découvre aussi des petits coins juste à côté qui valent autant le coup. Nous découvrons un site naturel hébergeant une belle cascade, et retrouvons avec plaisir le site de Palenque le soir, avant d’essayer de nous projeter un peu sur les derniers jours qui se profilent pour moi.

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Barth : Après une bonne grasse matinée, nous filons à Palenque pour quelques courses et une rapide connexion internet. Fanch est parti de son côté visiter une cascade peu connue, nos optons pour une excursion plus balisée à la cascade de Mizol Ha. Il ne pleut pas vraiment mais le ciel est bien lourd. Le taxi collectif nous dépose sur la route principale, à 1,5 km de la dite cascade… Distance vite couverte à pieds malgré les avertissements du routard au sujet d’éventuelles agressions. Rien à signaler, si ce n’est le racket de 10 pesos par personne pour avoir le droit d’emprunter cette petite route. Il faut ensuite repayer 20 pesos pour accéder au site lui-même, et 10 de plus si nous avions voulu accéder à la grotte derrière la cascade. Le ton est donné, nous sommes objets d’un business touristique comme il en existe tant. Ceci dit, en faisant abstraction des groupes de touristes se photographiant dans des postures aussi figées que conventionnelles, le site est magnifique !

Le temps de refaire la petite marche à pied, d’attraper un taxi collectif, de tenter de retirer de l’argent à Palenque et il est déjà dix-neuf heures, l’heure de rentrer à El Panchan où nous retrouvons Fanch pour une soirée resto-causerie.

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Haiku 045 – Misol Ha

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