Mercredi 19 juin 2013

0 km

El Panchan

N 17°29,557' W 92°02,497'

140 m

Jour 263 – El Panchan

Barth : Dernier lever dans la jungle pour Anaïs et moi. Nous laissons Fanch qui rentrera à Mexico en passant par Juchitan pour y récupérer notre ordinateur. De notre côté, nous allons faire un tour à Campeche dans le Yucatan avant de revenir sur Mexico ce week-end. On traine un peu à El Panchan et j’en profite pour faire quelques images d’une de ces nombreuses processions de fourmis transportant des fragments de feuilles depuis un arbre jusqu’à la fourmilière…

Une fois à Palenque, je prends le temps d’appeler le réparateur de Juchitan qui d’après ce que j’ai compris aura terminé son office vendredi en vue du passage de Fanch. J’espère que cette fois ce sera la bonne ! Ensuite nous avons juste le temps de nous abriter sous un préau avant qu’un violent orage tropical n’éclate. La foudre tombe tout près et une pluie diluvienne nous empêche de songer à nous abriter mieux pendant une bonne heure… Profitant d’une relative accalmie nous trouvons refuge dans un restaurant à moitié inondé où nous pourrons patienter jusqu’au soir, heure du départ de notre bus. La pluie se calme progressivement, en même temps que la nuit tombe sur Palenque. C’est enfin l’heure. Nous traversons une dernière fois la petite ville jusqu’au terminal de bus et au bout de quelques heures de retard sans doute dues aux orages, nous voilà installés pour une nouvelle traversée nocturne…

IMG_2409IMG_2427

Fanch : Barth et Anaïs s’en vont en direction du Yucatan, un dernier moment en amoureux avant leur retour à Mexico city. De mon côté je me suis engagé à récupérer notre ordinateur de bord qui se trouve toujours à Juchitan, à quelque 10 heures de bus de Palanque. Ça sent la fin des vacance. Juste avant de se faire une bise d’au revoir, nous faisons un petit point avec Barth pour organiser la reprise, on se partage le boulot ce qui promet de longues heures au cyber.

Une petite liste (Ça faisait longtemps).

  • Trouver à nouveau un hébergement à Mexico (couchsurfing)
  • Faire le tri dans nos contacts qui peuvent nous aider au sujet du libre
  • Chercher et contacter les Fablab, Hackerspaces et autres lieux de ce genre.
  • Contacter notre ami Victor afin de récupérer nos affaires sur lesquelles il veille depuis trop longtemps.

Et tant qu’à faire une liste je complète avec ce que nous devons faire (dans l’idéal) avant de reprendre la route:

  • Réparer nos bécanes.
  • Faire une grosse mise à jour du carnet de bord.
  • Monter les Haikus en retard
  • Monter les dernières vidéos tournées à Dakar .
  • Remanier notre dossier pour une nouvelle recherche de financement.
  • Faire quelques achats pour repartir équipé comme il se doit et affronter convenablement ce qui nous attends.
  • Réaliser un portrait sur un des espaces qui concentre ses activités autour du libre
  • Tracer l’itinéraire qui nous mènera en Californie (histoire de partir dans le bon sens) et mettre à jour le GPS.

Bon, ça commence mal, pas moyen de se connecter ici (El Panchan). Je reporte donc ma journée internet à demain. Je n’ai pas le coeur à faire autre chose que de la musique. On va dire que ça contre balance le petit coup de pression qui découle de tout le travail qui nous attend et puis je profite de ce dernier temps mort car je sais qu’il n’y en aura pas d’autres avant un bon moment.

P1020500P1020506

Anaïs : Pour profiter jusqu’au bout de mon séjour, Barth et moi décidons de pousser le voyage un peu plus loin, jusqu’à Campeche, dans le Yucatan, tout au sud du Mexique, en laissant Fanch qui finalement préfère rester dans la jungle encore un peu, lui étant moins pressé par le temps. Nous redescendons en ville pour attraper un bus et un orage éclate, nous forçant à nous abriter sous un préau vétuste. J’ai rarement vu un orage aussi violent, la foudre ne doit vraiment pas tomber loin de l’endroit où on se trouve. Ces éléments déchaînés ont quelque chose d’exaltant et libérateur. Mais ici, cela semble être la routine pour les habitants qui regardent les éclairs d’un air paisible, et évacuent l’eau qui inonde les restaurants d’un air blasé. Au restaurant où nous dînons, nous n’avons qu’à lever les pieds de temps en temps, pour que le serveur passe la serpillière, tout en continuant à manger comme si de rien n’était. Mais bon, rien de plus surréaliste que ce qu’il se passe tous les jours au Mexique.

 

Haiku 046 – Traficantes

Pour ne rien manquer, nous vous conseillons l’usage d’un casque audio pour le visionnage de cette vidéo.