Jeudi 20 juin 2013

0 km

Palenque

N 17°30,366' W 91°58,502'

78 m

Jour 264 – Palenque

Anaïs : Nous n’avions pas pris le temps de voir le soleil se lever depuis le début du voyage et nous y assistons pour mon presque dernier jour! Nous voyons la cité s’éclairer progressivement, nous révélant petit à petit son côté carton-pâte de décor de cinéma. C’est très mignon! Cette fois, nous pouvons jouer à être Audrey Hepburn et Humphrey Bogart, c’est youpi! Je profite de mes derniers instants mexicains avant de regagner Mexico pour prendre un avion dans trois petits jours. Mais je vais arrêter d’écrire aujourd’hui, afin de garder toutes mes forces ces trois prochains jours pour pleurer toutes les larmes de mon corps! Un peu plus de deux semaines au Maroc: passées à la vitesse de l’éclair. J’avais donc décidé de venir deux fois plus longtemps cette fois, conclusion: un mois est encore trop court, la prochaine fois, je resterai deux mois!

Je n’ai même pas pris le temps de parler du street-art au Mexique, foisonnant, vivant, exubérant, omniprésent, mais je mettrai des photos sur mon site! Je ne peux pas raconter le Mexique que j’ai vu sur quelques lignes, je prendrai donc le temps à mon retour de faire une édition pour le raconter plus en profondeur. Tenter de le faire ici serait réducteur et frustrant. Je voudrais terminer sur un truc intelligent ou drôle mais ça vient pas, je vais réfléchir à ma prochaine sortie pour mon prochain voyage, en novembre, je rejoindrai les garçons dans un endroit où il me tiendra à cœur de vérifier qu’il y a bien une maison bleue adossée à la colline, il paraît qu’on y vient à pied …

Hasta pronto, semillas virtuales!

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Fanch : La voilà cette journée que je n’attendais pas vraiment. Ce n’est pas que je ne veux pas reprendre la route, c’est juste que c’est le commencement du Marathon. Je quitte définitivement la jungle d’El Panchan avec un léger pincement au cœur. Arrivé en ville, je prends directement mon billet de l’unique autobus liant Palanque à Juchitan. Il part à 17h30 pour arriver à 3h00 demain matin. Cette nouvelle ne m’enchante guère car cela signifie que je vais me taper une fin de nuit dans une gare routière, ce qui n’est pas vraiment exotique. Je crois même que je préfère partager ma couche avec les moustiques du Chiapas que de dormir sur un siège en plastique dans le hall résonnent de la station de Juchitan. Mais j’ai pas le choix.
J’enchaîne sur l’ordinateur d’un cyber pour commencer à dégrossir la liste dressée hier, c’est pas passionnant, juste nécessaire.

Et puis je monte dans le bus, saluant une dernière fois le Chiapas qui restera pour moi une étape marquante de ce voyage tant la nature y est présente, puissante, resplendissante et surprenante. Je fais aussi mentalement mes adieu aux chamans, aux zapatistes et aux commandant Marcos que je n’aurais pas eu l’opportunité de rencontrer, mais peut être est ce mieux ainsi…

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Barth : Six heures du matin, le soleil commence à peine à éclairer l’horizon quand nous débarquons à la gare routière de Campeche. Fini la moiteure tropicale de Palenque, ici le Golfe du Mexique se fait sentir, l’air est plus doux en tout cas à cette heure matinale… Un taxi nous dépose dans le centre historique de la ville anciennement fortifiée. Un café et quelques hot-cakes pour laisser le temps au jour de se lever totalement et nous partons en quête de l’hôtel le moins cher du quartier…

Après un repos nécessaire, nous faisons le tour de la ville. À l’intérieur de l’ancienne enceinte, on se croirait dans un décor de film, toutes les façades fraîchement repeintes dans des tons pastels, les éclairages sur les monuments, la police touristique en bermuda et polo beige armée jusqu’aux dents, bref on mise beaucoup sur le tourisme ici et depuis pas longtemps. Par contre le coup d’œil sur la côte fait un peu peur. Pas l’ombre d’une plage, juste une digue de béton doublée d’une quatre-voies et d’une piste cyclable. Là aussi ça sent le neuf et les investissements rapides. Il faut dire qu’à quelques kilomètres de là se trouvent les installations de forage de la Pemex, la principale compagnie pétrolière du Mexique qui rattrape peut-être un peu son emprunte environnementale de la sorte…

La fin de journée est consacrée à l’organisation du retour sur Mexico le lendemain soir, histoire d’être tranquille le lendemain pour une excursion dans les ruines d’Ezdna. Un aller retour à la gare routière pour acheter nos billets avec le chauffeur de taxi du retour qui nous parle d’un avion moins cher que le bus qui permet de transformer les 18h de route en 2h de vol qui nous fait perdre encore un peu de temps en recherches infructueuses sur le web, avant de dîner et de nous coucher enfin !

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