Lundi 24 juin 2013

0 km

Calle República de Uruguay

N 19°25,500' W 99°08,135'

2229 m

Jour 268 – Calle República de Uruguay

Fanch : Je travail ce matin en attendant Barth et Anaïs avec qui nous partagerons notre déjeuner. Je travail sur un des ordinateur de l’auberge espérant ainsi dégrossir au maximum le boulot qui nous attends quand nous aurons à nouveau un ordinateur de bord digne de ce nom.

L’heure du déjeuner rime avec celle des adieux. Anaïs nous quitte aujourd’hui, lâcheuse! Nous la retrouverons bientôt, un peu plus loin sur notre route. Je laisse donc les amoureux profiter de leurs derniers instants ensemble pour aller faire quelques petites courses avant de rentrer à l’auberge pour continuer d’avancer sur le boulot.

Je me découvre alors une capacité à penser sans rien faire d’autres… Je reste ainsi, assis confortablement à regarder le plafond et j’y vois tout plein d’électroniques produisant des sons et rythmiques étranges et variées… Je note tout cela sur mon petit carnet histoire rien ne se perde dans l’espace temps qui, il faut l’admettre, à tendance à altérer la mémoire.

Barth revient de l’aéroport. Nous en profitons pour faire une petite mise au point que l’on peut aussi nommer réunion travail. Les couleurs de Geocyclab sont en berne, mais je suis convaincu que nous allons nous ressaisir.

Et le destin est en notre faveur, alors que nous nous demandons comment trouver un réparateur notre machine, José, le sympathique barman de l’auberge nous présente son ami Gabriel, un ingénieur en électronique qui semble en connaître un rayon sur le matériel informatique et qui accepte de jeter un coup d’œil à notre ordinateur… C’est notre dernière chance, si ça ne fonctionne pas, au moins nous seront fixés.

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Barth : Anaïs repart ce soir pour la France… Première chose à régler, récupérer ses affaires chez Victor dans le sud de la ville. Nous y sommes à midi, quelques minutes avant lui, et le temps de refaire les sacs il faut déjà filer car Victor travaille peu de temps après. Nous aurons le temps de lui raconter un peu notre virée dans le sud pendant le trajet de métro tout de même… Ensuite passage à l’auberge de jeunesse de Fanch où je peux laisser mes affaires en vue de la nuit prochaine. Déjeuner, café, en compagnie de Fanch, dernière vérification des bagages d’Anaïs qui fait ses adieux à Fanch et nous partons tous deux pour une dernière bière en terrasse sous un rayon de soleil improbable à cette heure de la journée.

Et c’est déjà l’heure de foncer à l’aéroport, une excursion pleine de changements de métros bondés, de zigzags à pieds pour traverser des autoroutes sur des passerelles, mais finalement nous arrivons à l’heure devant la porte d’embarquement. Le temps de nous dire au-revoir avec comme à chaque fois l’impression que c’est passé beaucoup trop vite, et c’est l’heure du décollage…

Me voilà seul, dans cette ville qui compte autant d’habitants que de citoyens français. Je retraverse en métro les quelques kilomètres qui me séparent de l’auberge où je retrouve Fanch. Nous sortons avaler quelques tacos et de retour au bar de l’auberge, quelques bières agrémentées de tequilas me changent un peu les idées.. En discutant avec le barman de notre panne d’ordinateur, il en vient à nous recommander un de ses amis pour un diagnostic définitif. Le réparateur de Juchitan n’a vraiment pas été convaincant, il nous faut l’avis de quelqu’un de confiance… Une bonne heure plus tard, nous rencontrons donc Gabriel, l’ami de José le barman, et nous lui confions notre ordinateur pour un premier diagnostic. Une bonne chose de faite ! Avant d’aller se coucher nous discutons avec un espagnol, Francisco, qui vient de terminer des études d’art numérique… Décidément, c’est incroyable le nombre d’artistes voyageurs que nous croisons ! En même temps dans une auberge de jeunesse, les chances sont plus grandes..!