Mardi 2 juillet 2013

6 km

Calle de San Pablo

N 19°25,337' W 99°07,418'

2228 m

Jour 276 – Calle de San Pablo

Fanch : Objectif Caille de San Pablo, la rue de la bicyclette pour une remise en état de nos chers compagnons qui se plaignent de leur sort. Nous n’en sommes pas encore là mais notre sortie de Mexico s’annonce très montagneuse et mieux vaut il s’équiper d’un dérailleur solide. Le miens à largement souffert (le ressort principale est mort) lors du voyage Dakar-Mexico, pour la deuxième fois donc, je vais devoir en changer. C’est aussi l’occasion de racheter quelques patins de freins (il était temps) et le rétroviseur qui manque à ma bécane depuis Saint Louis Sénégal et qui pourtant est plus que nécessaire.

Dans cette rue de San Pablo, des dizaines et des dizaines de boutiques de cycles se côtoient. C’est d’ailleurs de cette façon que sont organisé les commerces de Mexico DF (City). Comme à Paris autrefois, les boutiques et corps de métiers se regroupe par spécification au sein d’un même quartier. À deux pas de l’auberge, on trouve un rue entièrement consacrée à l’électronique, puis une autre est ponctuée de « music stores », un peu plus au nord se trouve l’extravagante rue du mariage ou l’on peut difficilement éviter de croiser quelques limousines aux formes et couleurs aussi surréalistes que ridicule. Mais cette organisation offre à chaque quartier une ambiance unique ce qui donne à  nos promenades urbaines une saveur parfois surprenante.

Revenons à là Rue de San Pablo. Nous cherchons tant bien que mal un dérailleur digne de ce nom, un inconnue nous propose son aide et nous parvenons finalement à nos fins. Durant le réglage du vélo de Barth, je prends le temps d’observer et de sentir l’atmosphère du lieu. Il y a ici une beauté étrange. Malgré un chaos apparent, tout semble structuré, organisé, codé, chacun est à sa place et semble vouloir y rester. Ça grouille comme une fourmilière. Les prostituées, postées discrètement entre chaque boutiques font malheureusement parti du décors, leurs présences ne semble étonner, gêner ou perturber personne. Ainsi va la vie dans la Caille de San Pablo.

De retour à l’auberge nous recevons des nouvelles de Fanch et de Piero, notre équipe de maintenance informatique de choc. Nous ne pouvions ni ne voulions pas prendre n’importe quel ordinateur, nous devons respecter quelques critères non négligeables mais les e-mails de nos amis linuxien nous ont rassurés quand aux choix de notre future machine.

La nouvelle nous fait du bien. Ce soir, on recommence a rêver de la suite, on retrouve un petit peu de l’énergie de Geocyclab, les envies et Les projets fleurissent… C’est le printemps.

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Barth : Ça y est le contact est établi avec Linux Quimper, avec Piero tout au moins qui va prendre le temps de discuter de notre dilemme avec Fanch (de Rennes) dans la journée. Nous terminons donc ce matin la rédaction d’un mail présentant les différentes options et modèles que nous avons repéré, pour avoir leur avis… Affaire à suivre.

Après un rapide déjeuner à la cantine que nous avons élu depuis plusieurs jours, nous reprenons les vélos en direction de la rue San Pablo où se trouvent de nombreuses boutiques de vélos. Objectif, changer le dérailleur de Fanch qui était en sursis depuis notre arrivée au Sénégal, racheter des patins de frein en vue des montagnes mexicaines des prochains mois, et régler mon dérailleur qui ne s’est pas vraiment remis de son démontage dans l’avion. Nous visons la plus petite boutique pour l’opération, mais nous devons auparavant acheter un nouveau dérailleur dans une autre boutique… Après quelques tentatives, et avec l’aide d’Octavio un ami de notre futur réparateur, nous finissons par trouver notre bonheur ! Une bonne heure plus tard, c’est toujours très long les achats techniques en espagnol, nous revoici chez le réparateur qui en deux temps trois mouvements, change le dérailleur de Fanch, et règle le mien ! Ça c’est fait !

Retour à l’auberge, après un bref détour dans un centro optico pour remettre le verre de mes lunettes de soleil en place. La soirée est rythmée par les derniers préparatifs et questions en vue de l’achat de notre nouvel ordi demain. Nous avons eu une réponse de Fanch, comme il devait nous envoyer le disque dur avec le nouveau système par courrier et que ça coûte aussi cher que d’envoyer un ordinateur, nous allons commander le nouvel ordi en France ( avec le luxe d’un clavier Azerty ) et le faire livrer chez lui ! Et une fois que le nouveau système sera prêt et installé, on réceptionne l’ordi au Mexique ! C’est pourtant simple… Tout ça pour dire qu’on est pas prêt de décoller de Mexico, mais que c’est pas plus mal car les rencontres et les choses à faire se multiplient !..