Mercredi 10 juillet 2013

0 km

Centro Cultural Faro Oriente

N 19°22,634' W 99°00,140''

2232 m

Jour 284 – Centro Cultural Faro Oriente

Fanch :Nous sommes dans le métro en compagnie de Ruben Castaneda, une bonne heure de trajet nous attends avant d’arriver au marché El salado. El salado c’est un monstre de bâches multicolores qui devait probablement être visible depuis la station spatiale Mir du temps ou elle était encore en activité. Sous ce voile de plastique plus ou moins hermétique sont disposé des centaines et des centaines d’étals relativement bien organisé. Certain stands propose une marchandise plutôt homogène, neuve ou de deuxième mains d’autres étalent à même le sol la recette de leurs exploration de poubelle. Basura (poubelle) c’est aussi comme cela que l’on nomme cet événement hebdomadaire.

C’est d’ailleurs cela qui m’interresse et je retrouve là une ambiances similaire à celle du « marché ferraille » d’Agadir (petite pensé pour Hafid) et plus généralement les marchés des pauvre que l’on croisait dans toutes les villes marocaines. Ici c’est le paradis, on trouve de tout, pour tout le monde et pour tout les goût. Tube de identifie à moitié plein, collection de branches de lunettes ou de vérins hydrauliques, bébés iguanes, électronique hors service, marteau-piqueur et cigarettes, tacos et robe de soirée mexicaine made in china… L’ambiance général est plutôt décontractée je dirait même sympathique alors que ce quartier est réputé dangereux… Et hop je passe dans un nuage de marijuana… Ceci explique certainement cela.

Une grosse averse éclate sur El Salado, les moins bien équipés n’ont pas le temps de emballer, la marchandise est gâté mais bon, ça va sécher et dans une poignée de minutes les traces d’humidités auront auront disparus, à  l’extérieur en tout cas.

Plutôt que de nous faire tremper, nous préférons trouver refuge tout près d’ici au Centre culturel « FARO de Oriente ». La façade extérieur donne envie d’y pénétrer, ça tombe bien, c’est ouvert.

Plusieurs ateliers fragmentent l’espace bien agencé du hangar. Là c’est la sérigraphie, ici il y a trois presses pour la gravure, à l’étage il y de quoi confectionner des vitraux, maquettes et un espace d’exposition occupe le hangar la dernière mezzanine de l’architecture. C’est en somme une « Maison Pour Tous » à l’image de la ville, énorme et vivant! C’est un lieu comme celui la qu’il faudrait pour LibLab!

Puis, nous découvrons au fond du bâtiment, un modeste local réservé au Computer Clubhouse. Nous rencontrons Alejandro Jiménez Espinosa, un des animateur de ce petit espace ou l’on enseigne à de petits petits hakers l’art du recyclage, bidouillage électronique et sonore tout en les sensibilisant aux notions relatives au partage et au travail collaboratif. Très intéressant tout ça! Dans la foulé, Alejandro nous présente à Zopi qui d’après ce que j’ai compris serait un activiste du deux roue non motorisé et animateur d’une émission radio consacrée à la mobilité urbaine. Enfin Zopi nous parle d’un lieu qui éventuellement pourrait nous intéresser… Il s’agit de la « Casa De Bicitekas » un lieu ou se croisent activistes velocipédistes, artiste, bricoleur, musicien et bien d’autres…. Tout cela laisse rêveur et laisse présager une suite riche en rencontres… À faire, à suivre!

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Barth : Dix heures du matin pétantes, nous voici devant la grille fermée des Gruas Locas, rejoints une minute plus tard par Ruben qui nous ouvre les portes. Nous déposons nos montures respectives à l’abri et repartons aussitôt en direction du métro. On termine de se réveiller dans le wagon d’un métro, puis un deuxième, puis une sorte de RER qui nous emmène au final à une petite heure du centre, à l’endroit où se tient l’immense marché El Salado tous les mercredi. Quatre heures de promenade avec une pause tacos tout de même, dans des ruelles délimitées par des tas et des tas d’objets récupérés des poubelles de Mexico, triés, nettoyés, et alignés, à perte de vue ! Beaucoup de contrefaçons de chaussures et d’habits de marque également, et tant d’autres choses qui sont plus sûrement passées par la poche d’un pick-pocket que par le circuit des ordures de Mexico… Pas un touriste à l’horizon, Ruben qui nous guide tout en papillonnant comme un enfants au milieu des pièces détachées de véhicules, je ne me sens néanmoins pas assez à l’aise pour sortir facilement l’appareil photo.

Ensuite, Ruben nous avait programmé une petite visite immense centro cultural El Faro de Oriente. Un bâtiment vieux d’une douzaine d’années et qui abrite de nombreuses activités et où nous avons dégoté une sorte d’atelier d’initiation à la création numérique, au hacking, à Arduino, pour des enfants de moins de quinze ans ! On frappe à la porte quitte à déranger un peu et nous sommes accueillis par Alejandro qui nous présente l’endroit et le projet avec une spontanéité incroyable. Ce n’est surement pas la première fois qu’il se prête à cet exercice.

Le « Computer Clubhouse » est un réseau mondial d’apprentissage informel, fondé par Mitchel Resnick et Natalie Rusk du MIT et financé en grande partie par la société Intel… Malgré cette apparence institutionnelle, nous sommes ici dans un quartier plutôt populaire de Mexico et les enfants ou plus grands qui viennent ici, y trouvent des outils, des connaissances, et des interlocuteurs passionnés pour répondre à leur curiosité. Nous en savons assez pour être sûrs de prendre le temps de repasser bientôt ! Avant de partir, nous rencontrons également Zopi, s’apprêtant à commencer l’enregistrement de quelques musiciens dans le studio tout neuf au fond de l’atelier. Zopi bosse pour une émission de radio « Bicitlanradio » où il es surtout question de bicyclettes ! Ça tombe bien, on fait le tour du monde en vélos.. Échange de cartes de visite, on reste en contact ! Et au passage, on cherche un plan pour se loger pas cher ?.. Oui ? Vraiment ! Il nous suffit de contacter un endroit qui s’appelle « la casa Biciteka », il devraient pouvoir nous arranger le coup… Tout ça se passe très vite, en espagnol, mais je sens qu’une piste alléchante est en train de se profiler. Bicitekas a l’air d’être une organisation qui promeut les usages du vélo, et la « casa » un atelier où se mélangent réparations de vélos et activités artistiques !!!

Nous verrons cela demain, il est temps de rentrer si on ne veut pas encore une fois pédaler sous la pluie du soir… Encore raté !

Un message d’une française, copine d’un mexicain qui connait Bicitekas, nous propose de nous héberger et de nous prêter un ordi sous Linux..!
Le rythme s’accélère ! On décide de passer une nuit encore à l’hôtel pour décoller vendredi donc pour un nouveau QG. Le temps d’aller jeter un œil à la Casa Biciteka demain…

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Alejandro

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