Vendredi 19 juillet 2013

0 km

Central Del Pueblo

N 19°26,266' W 99°07,564'

2229 m

Jour 293 – Central Del Pueblo

Barth : Quelques gâteaux secs vite avalés et nous voici sur nos vélos vides, fonçant dans le soleil matinal sur l’avenue déserte réservées aux métro-bus, en direction de l’atelier des Gruas Locas et en quête d’un café… Nous le trouvons à 200 mètres de l’atelier, le temps de bien me réveiller avant de me rebooter en mode « espagnol » pour converser avec ce cher Ruben. Nous le trouvons fidèle au poste, toujours aux prises avec son remplacement de grue sur une camionnette qui lui a visiblement réservé quelques mauvaise surprises de ferraille à remplacer ou ressouder. Mais Ruben est un amoureux du travail bien fait et rien ne pourrait lui faire perdre espoir. Il n’a pas trouvé les bidons, « tambos », que nous cherchons mais nous promet de poursuivre les recherches quand il a le temps. Nous le laissons donc replonger dans le métal et filons en direction de l’auberge Amigo pour y checker nos mails et éventuellement attrapper Guillermo entre deux parties de poker ! Il a trouvé une chambre et est parti le matin même nous dit le réceptionniste, et pour ce qui est des mails, Fanch nous a fait un super résumé de tout ce qui se passe avec notre futur ordi (système de sauvegarde automatique, multipartition, VPN..). Il veut encore prendre le temps de fignoler avec d’autres spécialistes et nous propose un envoi vers le 9 août.. Ça fait tard, mais on a tout les deux envie d’avoir un ordi qui marche pour de bon ! Il y a aussi des nouvelles de Piero qui nous a mis en contact avec Remy, un spécialiste des disques-durs qui prend notre affaire très à cœur, nous posant plein de questions pour récupérer nos données. Incroyables les mecs !!

On prendra le temps de répondre ce soir, pour le moment direction la rue des quincailleries que nous a indiqué Ruben. Nous y trouvons sans peine 40 mètres de câble, des tendeurs et boucles de serrages nécessaires, cette fois il ne nous manque que les bidons pour commencer. Après un déjeuner sur le pouce, nous retournons à Biciteka où nous trouvons Ernesto en train de ranger l’atelier. Nous partageons avec lui une bière artisanale qu’un voisin est venu nous offrir. Chimiste, biologiste, il fait de la bière et en vend dans l’espoir de financer un laboratoire, pour mener des recherche au sujet de l’environnement avec d’autres gens, architectes, sociologues… On en saura pas plus cette fois-ci mais j’espère bien le recroiser !

En fin d’après-midi, nous allons faire un saut au Rancho Electronico, dans l’espoir d’y faire quelques images, de donner quelques nouvelles du disque dur, de croiser Oscar peut-être, d’interviewer James… Rien de tout ça, il n’y a pas grand monde quand nous arrivons en même temps que l’orage. Pour patienter j’écris une réponse à nos anges linuxiens bretons, nous ressortons manger un morceau dans la cantina voisine, et alors qu’une projection de films débute, nous expliquons à James qui vient d’arriver, que nous repasserons une autre fois, de jour et avec moins de choses dans la tête pour faire des images. Retour à Biciteka, soirée parlote dans la mezzanine, deuxième nuit à l’atelier.

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Fanch : Et voilà, nous nous réveillons tranquillement dans le petit atelier vélo de La Casa Bicitekas. Compte tenus cette première nuit au calme, notre séjour ici s’annonce plutôt reposant.

Après un café à l’américaine, action! Direction l’atelier de Las Gruas Locas ou nous devrions rencontrer Ruben. Nous lui avions demandé s’il pouvait se renseigner sur un éventuel lieu ou nous pourrions trouver des tambos. Tambo(s), c’est le nom espagnole qui désigne ces énormes bidons en acier servant pour le stockage et le transport d’huile de moteur, de dérivé de pétrole, de liquide en générale. Nous devons en trouver quatre le plus vite possible, ils font partis de notre liste de fourniture pour l’installation qui sera présenté vendredi prochain, dans une semaine donc, il ne faut pas traîner.

Comme prévu, nous croisons Ruben dont les main son encore noir de graisse puisque nous dérangeons notre ami en plein travail. Il nous apprend qu’il n’a pas trouvé ce que nous cherchons, il a bien quelques pistes mais à l’autre bout de la ville et sans moyens de transport motorisé, ramener à la Casa Bicitekas les 4 gros tambos relèverait d’un parcourt du combattant que nous ne sommes pas prêts à arpenter. Nous n’allons pas l’importuner plus longtemps et tenter de trouver une autre solution.

Entre temps, nous recevons un courriel de Linux Kemper (Fanch, Piero et Rémy). Notre problème de disque dur semble ne pas être réglé d’autant que ces prochains jours risquent d’être bien remplis par l’installation sonore.

C’est d’ailleurs à cette tâche que nous nous employons en faisant quelques achats de câbles et quincaillerie destiné à maintenir en tension le ressort et les 4 tambos dans les airs.

L’un des locataire du couvent de la Central Del Pueblo, se présente en décapsulant une bière de sa facture. Il est chimiste, et nous parle de son labo ou il travail avec un architecte, un designer, un ingénieur et je ne sais qui encore. De quoi nous mettre l’eau à la bouche, à cela s’ajoute que la bière que nous dégustons est sans aucun doute la meilleur que nous aurions goûté jusqu’à présent sur le territoire mexicain. Voilà de quoi exciter notre curiosité… Affaire à suivre.

C’est en fin d’après midi que nous décidons de prendre un métro bondé pour rendre visite à Rancho electronico et éventuellement faire un portrait audio visuel du lieu et de quelques uns de ses acteurs. Un coup dans l’eau, tout le monde semble affairé, encore une fois, nous restons quelque temps sur place mais ne voulons pas troubler l’ambiance. Nous quitterons le hakerspace bredouille mais ce n’est que partie remise.

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