Lundi 22 juillet 2013

4 km

Recycleria

N 19°26,323' W 99°08,479'

2229 m

Jour 296 – Recycleria

Fanch : Nous n’avons guère le choix, il faut s’habituer au café extrêmement dilué. Ce matin Barth gère l’administratif quand à moi, je vais d’un pas décidé à la recherche de nos 4 tambos.

Lors de notre petite enquête de samedi dernier, un homme nous à parlé d’une recyclerie de l’autre côté de Reforma, à deux kilomètre d’ici (Central del Pueblo). Je ne suis pas convaincu d’y trouver les tambos tant convoité mais il faut tenter le coup.

J’y suis et ne tarde pas à découvrir la possibilité d’acquérir 4 tambos en bon état semble-t-il pour un prix raisonnable, impeccable! Reste à trouver le moyen de les transporter jusqu’au QG. Je fais donc le chemin inverse pour annoncer la nouvelle à Barth avant de faire le tour des résidents et ateliers de la Central del Pueblo pour y dénicher un chariot, un diable ou quelque chose du genre, tout pour ne pas porter les bidons à bout de bras sur les deux kilomètres qui nous séparent de la recycleria. Nous finissons par mettre la main sur un diable, il était juste là sous nos yeux dans l’atelier de Bicitekas.

Barth m’accompagne pour cette deuxième traversée d’un (tout petit) bout de la ville diable, en main.  Sur place on nous demande de patienter vingt minutes mexicaines (une petite heure) car les bidons proviennent d’un autre local. Puis les voilà enfin, il sont beaux, rouge et vert et dans un états plus que correcte en revanche, il ne sont pas ouverts et… Il sont souillé par une huile de moteur grasse comme il se doit, ce qui nous laisse entrevoir une belle séance de nettoyage.  Bref on verra ça  plus tard ce qui compte pour le moment c’est de les rapatrier au QG. Nous en chargeons deux sur le diable et en avant pour un retour qui se passe sans encombre.

À la Central, Sergio et son sourire indetronable nous accueillent. Après une accolade mexicaine en guise de salutation, dans un sursaut d’hésitation il propose d’accrocher le diable sur sa bécane et d’exécuter le dernier aller-retour en bici. « Ok Sergio, si tu le sens comme ça… »

Ça n’a pas l’air de le perturber d’avoir deux gros cylindres métallique à ses trousses, je me demande d’ailleurs, à regarder l’attitude des passant si je ne suis pas le seul à trouver cette manoeuvre aussi amusante que risqué. Enfin bref… 1,2,3,4, le compte est bon, on va pouvoir s’y mettre.

Je passerai le reste de là journée à nettoyer l’extérieur des bidons, le plus crado reste à venir.

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Barth : Après un rapide petit déjeuner, je reste à écrire quelques mails pour notre dossier panne informatique pendant que Fanch se rend à la recyclerie de métal qu’on nous avait indiqué samedi, en quête de nos fameux tambos ! Une bonne heure plus tard, le revoilà avec entre les mains la facture signée pour quatre bidons métalliques ! Reste à les ramener ici, sachant que ça se trouve à un quart d’heure de marche… Le temps de dégoter un diable dans el Central del Pueblo (plus exactement de retrouver celui d’Octavio qui traînait au fond de l’atelier de bicitekas après avoir déranger tout le monde…) et nous voilà partis en direction de la recyclerie. Le bâtiment n’est pas si immense comparé au défilé de camions venus négocier leurs dernières trouvailles.

Nous y attendrons une bonne heure que les tambos soient rapatriés depuis leur lieu de provenance, le temps de douter un peu de la suite de la journée tout en contemplant les allers et venus en ce point névralgique de l’économie de la rue. Finalement les voici ! Nos quatre tambos, deux rouges et deux verts à l’extérieur, trois roses gras et un bleu de l’intérieur… Nous en chargeons deux sur le diable avec quelques tendeurs et faisons le chemin du retour. Nous tombons alors sur Sergio qui vient de débarquer et qui propose d’accrocher le diable à l’arrière de son vélo pour le deuxième trajet. On n’imagine pas ce qu’on peut faire avec un diable avant d’avoir assister à quelques démonstrations mexicaines !!

Je file au cyber pour prévenir tout le monde que nous avons trouvé les tambos et que les recherches sont déclarées classées. Au retour de Fanch et Sergio, nous filons tous les trois avaler une comida pleine de tortillas et de frijoles avant de tourner de l’oeil.

L’après-midi est consacrée au nettoyage externe des cuves, ainsi qu’à leur vidage… Il reste toujours un petit fond de quelques litres d’huile rose fluo ou de liquide de refroidissement bleu schtroumph, de quoi remplir deux bidons de 10 litres ! En fin de journée l’équipe des volontaires de Bicitekas arrivent pour accueillir les vélocyclistes de passage venus redresser un guidon ou réviser un pédalier… Une petite bière avec José en fin de journée pour se remettre de toutes ces grasses émotions, et pour nous donner du cœur à l’ouvrage le lendemain car on attaquera alors le nettoyage intérieur !