Mercredi 24 juillet 2013

4 km

Calle República de Uruguay

N 19°25,520' W 99°08,273'

2228 m

Jour 298 – Calle República de Uruguay

Fanch : C’est Sergio qui nous réveil ce matin, il à l’air plus décidé que jamais à nous aider, tant mieux car nous ne sommes pas en avance. Nous commençons la journée par les traditionnelles petites courses car les étapes de construction de notre sculpture nous en apprennent toujours un peu plus sur le matériel auquel nous n’avions pas pensé précédemment. Mais la présence de Sergio est synonyme de gain de temps et même si ces emplettes prennent toujours plus de temps que prévu notre ami Sergio est fin connaisseur en matière de boutique de bricolage.

Réflexion, action.
Barth discute du plan à avec Sergio, je laisse les intellectuels se brûler les méninges, il faut avancer et de nouveau je me retrousse les manches pour coller au travail manuel.

Au menu du jour: Percage des tambos, montage de la quincaillerie, puis teste d’un transducteurs audio sous le regard aussi intrigué qu’amusé des membres de Bicitekas.

Pour finir cette journée quelque peu active, nous posons nos postérieur sur les chaises de plastique blanc d’une église reconvertie en salle de concert et assistons à une représentation de percussions contemporaine. L’ensemble RAGA joue ce soir. RAGA, ça sonne indou et ça me plait mais comme bien souvent avec ce type de performance (représentation ou les musiciens sont d’avantage concentré sur leurs partitions que sur la musique elle même) je reste relativement insensible devant le manque d’investissement émotionnel des interprètes et je me contente de penser cette pratique en tant que performance technique, rien du plus. L’émotion appartient encore au compositeur qui semble-t-il oublia de la retranscrire sur ses partitions.

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Barth : Huit heures pétantes, Sergio débarque, chassé du lit où il a passé la nuit. Ce réveil matinal en compagnie d’un acolyte pressé de voir à quoi va ressembler la structure, nous annonce une journée productive !

C’est sans compter sur le temps que prennent les derniers achats techniques. Même à vélo, guidés par Sergio, l’entreprise nous prend toute la matinée.
On se rattrape l’après-midi en mesurant, traçant, perçant, limant, câblant nos quatre tambos. L’un d’eux suspendu dans l’atelier en direction du sol, servira de support à un essai des transduceurs qu’Anaïs nous avait apporté le mois dernier. Ce qui attire l’intérêt de nos hôtes, si bien que nous avons quelques difficultés à leur faire comprendre que ce n’est pas sûr que nous ayons le temps de les mettre en oeuvre…

Nous avons fait la rencontre de Lalu, un français vivant au Mexique depuis quelques années et qui nous propose de jouer les interprètes pour la présentation de Geocyclab que nous ferons le lendemain. Livreur à vélo lui aussi, et DJ, compositeur quand il a le temps, notre installation lui parle bien et c’est un plaisir de pouvoir en parler plus en détail, malgré tous mes progrès en espagnol…

Nous sommes mercredi soir, le jour de sortie de la tribu des cyclistes Bicitekas, qui s’approprient hebdomadairement les rues de Mexico comme de nombreux autres groupes. nous n’avons pas le courage d’enfourcher nos montures ce soir mais il faudra bien tôt ou tard que l’on se mêle à cette chevauchée nocturne en troupeau ! Du coup l’atelier s’est rempli de monde, mais nous filons, suivis par Sergio, pour aller assister à une performance de musique contemporaine dans une ancienne église recyclée en centre d’art. Un concert étrange de trois percussionnistes devant des partitions, des choses surprenantes mais je resterais plus marqué par la sensation de vertige en traversant la nef du bâtiment qui penche de quelques degrés depuis un tremblement de terre certainement…

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