Samedi 3 août 2013

0 km

Central Del Pueblo

N 19°26,279' W 99°07,498'

2227 m

Jour 308 – Central Del Pueblo

Fanch : Le lever ne se fait pas aux aurores mais nous sommes en forme et décidés à terminer l’installation aujourd’hui y compris les essais d’interactivité.
Le plus long dans ce montage, c’est toujours de récupérer l’escabeau, indispensable pour cette installation ou la moitié du boulot se passe à 4 mètres au dessus du sol. Enfin bref, notre attente est toujours récompensée et nous pouvons commencer notre labeur.

Nous peinons à fixer le ressort au câble des tambos mais y parvenons, non sans efforts et sans aide. Reste à fabriquer le minitambos-capteur avec une boite de pêches au sirop, un peu de peinture noir, deux micros piezo électrique et du bas de ligne en acier. Je vais rapidement acheter le matériel qui nous manque puis je m’attelle à sa fabrication. Une fois celle-ci connecté à la structure ainsi qu’à Pure Data… Et bien ça ne fonctionne pas du tout comme je l’aurais espéré. Les vibrations du ressort ne daignent pas parvenir jusqu’au capteurs et c’est l’échec, ou plutôt la déception. Il commence à se faire tard et la perspective de finir le travail sous une pluis d’orage me decourage, je préfère remettre ça à demain matin et prendre le temps de pensé au problème ce soir.

La journée s’achève comme elle a commencé, tout en douceur.

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Barth : La soirée de la veille s’est terminée bien tard dans un bar de nuit vaguement punk en compagnie de José, Guillermo, Nofun et Charlotte. Du coup ce matin nous émergeons un peu après le zénith…. Je fais quelques tri sur l’ordinateur tandis que Fanch part trouver une boite de conserve et du câble métallique fin pour essayer une nouvelle méthode d’accroche du micro piezzo. L’installation de la-dite boite prend une bonne heure avant d’aller déjeuner à notre cantine habituelle. La patronne qui nous a bien enregistré nous salut d’un : « Gracias mi amor » quand nous quittons les lieux.

Ensuite grâce à l’arrivée de Sergio, nous suspendons le ressort et pouvons enfin tester l’installation. Ça ne fonctionne pas bien, la boite de conserve capte des vibrations étrangères ce qui rend l’interactivité un peu trop aléatoire…

Un violent orage éclate alors, suivi d’un déluge d’une heure qui inonde tout le rez de chaussé de l’atelier. Le torrent qui traverse les bicyclettes entreposées ne semble pas affoler Sergio, avec qui nous papotons en attendant une accalmie pour aller manger, bien à l’abri dans la mezzanine providentielle ! Une discussion sur la révolution numérique en Afrique, la révolution industrielle et l’exode rural au Mexique, et bien d’autres choses, qui sera interrompue par l’arrivée de Ruben annonçant la fin de la pluie. Il ne fait que passer pour nous confirmer sa venue le lendemain. Sergio et Ruben enfourchent donc leurs vélos pour regagner leurs maisons et nous sortons avaler quelques quesadillas avant de rentrer au sec pour la nuit.