Vendredi 9 août 2013

0 km

El Laboratoire del Arte Alameda

N 19°26,764' W 99°08,464'

2230 m

Jour 314 – El Laboratoire del Arte Alameda

Fanch : Barth est la Central et va très certainement, un moment ou un autre faire un petit relevé de mail pour savoir ou en sont nos histoires informatiques. Et moi, je tente de suivre Sergio, en vélo, en contre sens d’une avenue embouteillée. Sensations garanties. Direction, la rue San Pablo ou du matériel nous attend, nous aurons ainsi la possibilité de prolonger le bichonnage de nos bécanes. Elles seront bientôt remise à neuf et peut être même que nos trouverons un peu de temps pour les personnaliser. En fait, tout va dépendre de l’ordinateur et du disque dur.
Bref, nous sommes sur l’avenue Isabel la Católica, toujours en contre sens, la panique disparaît et je commence à trouver cela grisant.

Je retrouve Barth en fin d’après-midi, j’ai juste le temps de préparer le « stand peinture » pour demain et de passer un première couche sur le cadre du vélo avant que la lumière ne se dissipe.

Ce soir Gabriel nous donne RDV chez José. Cette aventure concernant le disque dur continue mais nous franchissons là une nouvelle étape. Alors que nous savons maintenant que Fanch de linux Quimper nous fera parvenir un ordinateur flambant neuf dès Lundi, nous avons aussi l’opportunité de créer un pont-numérique entre notre « assistance informatique » en France et notre disque dur connecté à un ordinateur ici, à Mexico city. Encore un fois, rien est gagné mais le jeu en vaut là chandelle. Gabriel semble plutôt efficace et il parvient rapidement à mettre en place le dispositif informatique. Mais Jose nous arrache les yeux de l’écran, « il faut y aller, ma copine nous attends au musée ». Bon ben heu… Ok, nous n’avons guère le choix, mais comme dirait Gabriel, l’ordinateur (et donc le disque dur) est connecté au réseaux via lequel on peut y accéder de n’importe où à n’importe quel moment, c’est ce qui fallait mettre en place ce soir. « Ok Jose, on vous suit mais pas longtemps ».

La bas au musée « El Laboratoire del Arte Alameda » il y a un groupe d’une dizaine de personnes vêtu de combinaison blanche du genre anti-amiante qui joue de la musique atmosphérique-noise avec de drôles d’interfaces organico-electronique-informatique… Mmmm, intéressant… Mais malheureusement nous n’en apprendrons pas plus, la soirée est terminée et nous n’avons toujours pas mangé (il est bientôt minuit quand même). Deux tacos plus tard, il est vraiment temps de rentrer, nous souhaitons une bonne nuit à nos compagnons et vamos a la casa…

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Barth : Le chantier vélo va prendre plus de temps que prévu. J’ai décidé de repeindre tout le cadre et donc d’en profiter pour poncer les traces de rouilles qui sont apparues. La matinée est donc consacrée à la suite du démontage et au début du ponçage de toutes les pièces de métal. Fanch est parti avec Sergio pour acheter de la peinture, une nouvelle chaîne et quelques gaines de câbles. Je n’attend pas leur retour pour filer me connecter afin de confirmer le rendez-vous de ce soir avec Gabriel pour notre disque dur et pour prévenir notre staff informatique en France de l’imminence d’un début de solution ! Il y a aussi un mail de Fanch qui nous confirme que l’ordi est prêt à être expédié, lundi si tout va bien. On dirait que les choses commencent à se débloquer…

La fin de la journée se passe à l’atelier, à poncer, lustrer, dégripper, tout en réfléchissant aux détails de nouvelle robe du vélo. Vers 21h nous nous rendons à l’hôtel Amigo pour y voir Gabriel. Une fois arrivés nous découvrons un message de Gabriel nous donnant rendez-vous chez José. Le temps de répondre, de finir la bière que nous avions commandé et voilà Gabriel qui débarque en voiture pour nous emmener chez José ! Classe ! Ce que nous ne savions pas, c’est que José est un peu pressé car il a rendez-vous avec sa copine qui bosse dans un musée ou a lieu une performance ce soir… Mais Gabriel, loué sois-tu, a tout prévu. En cinq minutes il monte notre disque dur dans son ordinateur portable qu’il démarre ensuite sur un second disque interne, passe un peu plus de temps à pirater la connexion wifi des voisins (10 min), branche un troisième disque dur de trois Tera Octets sur l’ordinateur et lance une application. Puis, dans un anglais approximatif il m’explique en deux minutes que l’ordinateur est accessible depuis n’importe où dans le monde pour que nos amis de Quimper y fassent ce qu’ils veulent et que le dispositif peut rester ainsi plusieurs jours..! Je n’en reviens pas ! C’est pragmatique, efficace et simple. Juste le temps de noter sur une serviette en papier les codes d’accès que je vais devoir envoyer à Fanch, Remy et Piero en France, et nous décollons à toute allure en direction du musée.

La performance était originale. Une équipe de cosmonautes qui font du noise dans une ancienne église avec des vidéo-projections gigantesques, j’avais pas prévu de voir ça ce soir..! Je pensais vraiment que j’allais passer la soirée devant un ordi à envoyer par mail le résultat de lignes de commandes… Ceci dit, la fatigue est là, le temps de partager quelques tacos et nous filons au lit.