Mercredi 14 août 2013

40 km

Central Del Pueblo

N 19°26,279' W 99°07,498'

2227 m

Jour 319 – Central Del Pueblo

Barth : Pas beaucoup de sommeil au compteur mais l’envie d’en venir à bout ! Je commence par terminer les quelques scotchs sur les pièces du vélo, et je m’apprête à me lancer dans la peinture noire quand Lalu débarque. Fanch est parti accompagner Sergio qui donne un cours de mécanique cycliste pas loin, je prends donc le temps d’accueillir Lalu, remettant à plus tard la peinture.

Finalement, avec l’arrivée de Sergio, Fanch et Ernesto, je trouve l’espace et le temps pour enduire toutes mes pièces métalliques scotchées de deux couches de peinture noire matte. Puis direction chez Lallys pour ne pas tomber dans les pommes ! Sopa, arroz con huevo, et carne au choix, c’est la même formule tous les jours, mais c’est efficace ! Un saut au cyber pour y voir la réponse de José qui nous attend chez lui pour aller jeter un coup d’œil au disque dur… Pas sûr qu’on ai le temps aujourd’hui.

Je m’accorde ensuite une pseudo sieste digestive, histoire de laisser le temps à la peinture de bien sécher, et de rattraper l’écriture de mon carnet de bord… En fin d’aprem, l’arrivée de Nofun me secoue un peu et je me lance dans le grand déballage des scotchs et pochoirs avec l’espoir que ça aie bien marché. Je termine seul cette longue opération, Fanch étant parti essayer son vélo fraîchement réglé à l’occasion de la rando nocturne de Bicitekas. Pour moi ce sera la semaine prochaine, je suis trop à la bourre et je vais en profiter pour me coucher tôt…

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Fanch : Je vois le bout du tunnel, Sergio bichone mon dérailleur sous l’oeil attentif de Lalou, notre traducteur officiel qui a la bonne habitude de traîner ses guêtres dans les parage. On réduit là chaîne, puis ajoutons quelques maillons pour l’alonger, on règle les vitesses et enfin c’est l’heure des premiers testes. Tout roule, dans toutes sens du terme! J’ai l’impression d’avoir une toute nouvelle bécane, peut être même d’avantage agréable à conduire que lors des tout premiers kilomètres. Tout cela reste bien sur à tester en condition réel, avec le chargement et dans les montagnes qui nous séparent de notre prochaine destination à savoir, les États Unis.

Mais pour l’instant, alors que Barth se repose après sa longue nuit d’hier, nous partons avec Sergio pour la rodada de bicitekas histoire de fêter le vélo tout neuf! Une rodada, c’est un petit tour de vélo, en groupe dans les rue de Mexico, il semble coutume que cela ce fasse de nuit. Alors que nous avançons vers le point de RDV et que je ne sais pas vraiment à quoi m’attendre (J’imagine un rendez vous entre une quinzaine de potes), petit à petit des dizaines de vélos en tout genre nous rejoignent, plus nous nous reprochons du lieu dont il est question, plus nous sommes nombreux, comme si nous rencontrions nos alliers sur le chemin de la bataille.

Place de l’indépendance, un rond point sur l’avenue Reforma, j’aperçois au loin les lumières clignotantes rouge et blanche d’une bonne centaine de vélos, peut être plus. L’heure du départ approche, Sergio me présente aux organisateurs qu’il semble bien connaître puisqu’ils font aussi parti de Bicitekas. Ils prennent la parole pour annoncer le plan de bataille tout en rappelant les quelques règles élémentaires pour ne pas se faire tuer. Les oreilles sont attentive, les miennes aussi (pourquoi pas?) et ça ne manque pas… Merde, ils m’appellent à la tribune, j’ai sûrement raté un épisode puisque je monte les marches (quelque peu gêné) du monument de cette énorme giratoire sous les applaudissement du groupe. Ah ok, ça c’est un coup de Sergio que je vois surir en coin là bas, un peu plus loin. Bon, il semble à present que je sois repéré (mon vélo aussi), je me prépare mentalement à répondre à une jolie flopée de questions, en espagnol, seguro!

Enfin nous partons. Le rythme est soutenu sans être trop rapide. Je roule au coté de vélos de course, BMX, vélos de ville, de montagne, de shopers, de vélos pliable,de pignons fixes… Des ados, des vieux, et des entre deux âges se serrent les coudes. Oyo! ça geule dans tout les sens pour annoncer un nid de poule, une bagnole, un virage un peu sec et tout ce qui peut sembler dangereux. Je me laisse entraîné par l’euphorie du groupe avant que Sergio ne m’y arrache. On fait un détour, à fond sur une piste cyclable traversant un parc je ne sais ou. Plus vite, oui! Sergio insiste pour voir mon vélo glisser sur le bitume et attends mes commentaires et mes impression. Je suis plus que satisfait… Lui aussi! On rejoint finalement la rodada, le rythme est plus posé, tranquille, c’est à présent comme une fiesta mobile les bières passent de mains en mains, les joins aussi… Il sont fou c’est rodadeurs…