Jeudi 15 août 2013

0 km

Central Del Pueblo

N 19°26,279' W 99°07,498'

2227 m

Jour 320 – Central Del Pueblo

Fanch : Je me lève tard de mes émotions d’hier soir et après le traditionnel café americano dégueulasse dont je commence à saturer, j’attaque quelques ajustements de la bécane. En une heure c’est réglé… C’est jour de fête à là Central, le groupe d’enfant qui depuis deux semaines me réveille en jouant au foot dans la cour du couvent avant les ateliers de théâtre ou de travaux manuel font leur représentation. Et évidemment, en tant que voisins, nous sommes conviés au show… “Oui bon, ok Barth, t’as du boulot, je nous représente si tu veux”. Je me retrouve donc devant une pièce de théâtre de bambin, le terme spectacle serait mieux adapté, enfin quoi qu’il en soit je suis assis au milieu de parents venu admirer les exploits de leur progéniture. Souvenir, souvenir il faut des souvenirs et sur les 13 personnes assis dans la petite salle 10 d’entre elles regardent le spectacle au travers d’un écran dont 9 sur leurs téléphone portable, wahoo, ça fait plein de petites lumières dans le noir! Si je tombe sur une de ces vidéos sur youtube je l’intègre dans un article de ce journal, promis! 14h les parents enchaînent avec un buffet, conviés une deuxième fois nous ne pouvons refuser l’offre. Au final, c’est un peu comme ces discours qui s’éternisent lors des vernissages, c’est souvent très chiant mais tout le monde reste parce qu’après il y a les petit fours et du kir royal. Les hots-dogs (prononcez rot-dog) remplacent les amuses gueules, le pshit orange succède au champagne.

Enfin bref, fini là plaisanterie, il faut passer chez Jose vérifier que toute nos données sont bien sauvegardés sur le disque de Gabriel.
D’un coup tout est compliqué, on entre dans la station de métro Aliende du mauvais coté, le métro est en panne, alors on décide de marcher sous la pluie jusqu’à la station Revolution, à partir de laquelle nous devons appeler Jose pour qu’il vienne à notre rencontre. Mais évidemment il ne réponds pas, nous réussissons finalement à le joindre mais il arrivera avec plus d’une heure de retard. Concernant les données pas de soucis particulier, Barth s’est collé à l’écran et d’après lui, tout est là, l’affaire n’est pas bouclée mais nos données sont sauvées et accessibles. Il reste maintenant pour notre équipe de choc (je ne pourrait cesser de les remercier au passage et particulièrement Rémy ce coup ci) à reformater notre ancien disque dur pour y injecter à nouveau l’ensemble de son contenu d’origine.

La vérification effectué nous filons chez Nofun et Charlotte qui nous attendent depuis deux heure déjà pour une pendaison de crémaillère en bonne et du forme. Tous les quatre dans une mini chambre penchés sur les toit de Mexico, nous levons enfin nos verres.
Le marathon n’est pas vraiment abouti puisque qu’en rentrant à la Central nous avons l’agréable surprise de nous retrouver impuissant face à l’énorme poutre dont le rôle est d’empêcher la faune nocturne de pénétrer dans le couvent… Bon, au bout d’une bonne demi heure et de plusieurs tentatives nous trouvons finalement la bonne solution pour cambrioler tranquillement notre Q.G.

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Barth : Après un petit coup de ponçage sur la peinture de la veille, suivi d’un dépoussiérage minutieux, je termine une lessive lancée en parallèle et me lance dans la première couche de vernis. C’est déjà la fin de matinée, l’heure de la représentation de théâtre des enfants qui venaient animer nos matinées depuis deux semaines. Je laisse le soin à Fanch de m’y représenter, mais profiterais tous de même de l’en-cas préparé par toutes les mamans et qui nous épargne une sortie jusqu’au restaurant.

Un petit tour sur le web pour confirmer le rendez-vous avec José ce soir, et déjà la Casa Biciteka s’anime. Lalu, Sergio, Ernesto et Oscar déboulent de concert et j’aurais un peu de peine à trouver une brèche pour passer une deuxième couche de vernis…

Quand il pleut sur Mexico, c’est à dire tous les soirs en cette saison, les lignes de métro qui ne sont pas totalement souterraines tombent en panne. Heureusement nous pouvons aller à pied jusque chez José, avec qui nous partageons une bière rapidement pendant que j’ausculte la sauvegarde du disque dur. A priori, tout à l’air Ok, c’est du travail de professionnel, réalisé depuis la France uniquement au moyen de logiciels libres ! Bravo et merci encore Remy ! Je prends le temps d’envoyer un petit mail en France pour donner le feu vert de la fin des opérations, et nous prenons congé de notre ami avec dans l’idée de se revoir dimanche… Ensuite, moment attendu depuis quelques jours maintenant, nous filons chez Nofun et Charlotte pour aller prendre une douche ! Et aussi pour passer une bonne soirée à raconter nos dernières aventures numériques et découvrir les premières impressions de Charlotte sur l’école d’art Esmeralda. Une chouette soirée dans leur petite piaule sur les toîts, mais qui se termine encore bien tard, avec la malchance de trouver la porte de la Central del Pueblo bloquée par une poutre que nous mettons une petite demie-heure à forcer avant de pouvoir enfin nous coucher… Propres !

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