Samedi 24 août 2013

6 km

El Chopo

N 19°26,381' W 99°09,299'

2230 m

Jour 329 – El Chopo

Barth : La journée commence étrangement, la Centrale del Pueblo est envahie par une équipe de tournage d’une série TV qui ne fait pas les choses à moitié ! Au moment ou le soleil est en train de plonger dans le patio, deux hommes qont en train de le refermer au moyen d’une immense bâche. Vision aussi surprenante qu’impressionnante au réveil !

Fanch est parti faire un tour sur un marché punk en compagnie des californiens. Je reste pour me reposer, écrire, trier et ranger un peu mes affaires… Sergio et Cesar sont là et Fanch ne tarde pas à rentrer non plus. L’installation du tournage qui aura lieu cette nuit est de plus en plus impressionnant. En fin d’après-midi, Lalou débarque, répondant à notre appel à l’aide pour aller tirer les oreilles d’UPS. Toujours pas d’ordi aujourd’hui, nous irons avec lui nous renseigner chez UPS lundi.

Sergio nous abandonne pour un concert et nous filons chez Lalou, passer la soirée en attendant quatre heures du matin, heure du rendez-vous pour une rodada cycliste nocturne qui suit le parcours fermé du marathon qui se tient demain. Une petite heure de demi sommeil et nous nous élançons dans la nuit, jusqu’au palais des Beaux-Arts, lieu du départ.

Lalou nous a raconté que l’an passé ils étaient une dizaine pour ce rendez-vous, cette année nous sommes plusieurs centaines à attendre dans une ambiance clignotante le signal du départ..! Cesar nous a rejoint mais nous n’avons aucune nouvelle de Sergio.. Soudain c’est parti, à toute allure le peloton s’élance silencieusement dans la nuit et très vite notre petit groupe s’éparpille. Je ferais donc les quarante kilomètres seul, en une heure vingt environ, avant de retrouver les autres dans la foule de l’arrivée, alors que l’aurore se profile au-dessus des immeubles. Nous ne sommes pas loin de Coyoacan, il est un peu moins de 7h, nous sommes dans les temps pour aller boire un café en terrasse comme prévu la veille… C’était sans compter sur la fatigue généralisée et la demie-seconde d’inattention de Maria qui lui fait coincer sa roue avant dans une grille d’égout anti-cycliste, et embrasser le sol avec une fougue un peu excessive… Plus de peur que de mal heureusement, mais une belle coupure sur l’arrête de la mâchoire, qui nécessitera quelques points de suture… Changement de programme donc, chacun rentre chez soi après avoir partagé un café devant un Oxxo. Les façades s’illuminent, Mexico redémarre, et dans le point de fuite des avenues, les montagnes semblent flotter dans la lointaine et brume industrielle, comme une piqûre de rappel pour nous appeler à reprendre la route un jour…

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Fanch : Évitons de parler de la livraison du colis, les agences UPS ne sont pas ouverte aujourd’hui.

Certains parlent de filme d’horreur, d’autres de série télévisée où encore de publicité, les uns prétendent que cela va durer toute la nuit, les autres parlent d’une semaine… De tournage. L’espace plutôt paisible de la Central est investi par une équipe de tournage et les sons de leurs leurs talkie-walkies résonnent entre les murs du couvent. Petit à petit le matériel arrive et se met en place. Une gigantesque bâche noir recouvre la cour, la nuit tombe à 10 heures ce matin. Étrange, moi qui eu la sensation d’entrer dans un décor de cinéma en pénétrant pour la première fois ici, me voilà à traverser un plateaux de tournage pour aller me laver les dents.

Ceci dit, même si je suis curieux de voir ce qui ce passe ici, je ne m’empêche pas d’aller faire un tour à Chopo, le marché punk-métal à tendance hipy-skateborder à une demi heure de marche. J’étais censé accompagner nos colocataires de Los Angeles mais devant leur organisation chaotique (après deux heure et demi d’attente) je préfère abandonner et m’y rendre seul. Chopo est à Mexico ce que Camden Town est à Londres. J’imagine qu’un esprit adepte de l’esthétique vestimentaire gothique y trouvera son compte. Chopo c’est beaucoup beaucoup de stands de t-shirts aux effigies des groupes de métal les plus connu, des casquettes, des échoppes de vêtement ou le cuire et le noir dominent, des chaussures, des piercing. Outre le fait de communiquer au sujet du prochain concert punk ou de la nouvelle boutique de tatouage, les distributeurs de flyers sont aussi dealers et proposent aux passants un éventail de drogues plus ou moins douce. Impressionnant manège que je compare allègrement à l’entrée d’un gros festival… Mais sans le festival à proprement dit.

C’est un marché qui pour moi ressemble aux autres. On y vent de la camelote pour un client qui tend à se démarquer de la masse des consommateurs, mais qui se retrouve piégé, certainement victime lui aussi des codes vestimentaires imposée par le milieu culturel dans lequel il evolut, il dans un mode de consommation finalement identique à ce que l’on peut trouver partout ailleurs. Malgré deux petite scène ou le son des guitares filtré par une distorsion analogique gronde, la seule chose qui change ici c’est la marchandise.

De retour â la Central, tout le monde est là et Lalou notre interprète préféré ne tarde pas lui non plus à faire son apparition. Il nous propose de participer au « Marathon Crash Race », ce qui sonne dans mon esprit comme une rodada mais apparemment quelques petit détails changent.
À l’occasion de marathon international de Mexico qui aura lieu demain, 42 kilomètres de ville sont bloqués à la circulation, c’est bien sur ce qui défini le parcourt. Le rendez vous est à 4 heure au moment ou le circuit est fermé aus autos et avant que les coureurs n’investissnet les lieux. C’est une occasion unique de rouler de nuit sur des avenues vides en plein coeur de Mexico… Existant non?

Je vous en dirais un peu plus demain, pour le moment nous enfourchons nos vélos respectifs, quittons le lieu du tournage et filons chez Lalou ou nous nous reposerons un peu avant le réveil qui s’annonce,très très matinal.