Dimanche 25 août 2013

42 km

Central Del Pueblo

N 19°26,279' W 99°07,498'

2227 m

Jour 330 – Central Del Pueblo

Fanch : Couchés à deux heure levés à trois pour une viré folle au cœur de Mexico. On l’a dit hier soir, on le fait ce matin, les yeux encore collés par le sommeil… On y va concentrés.

4 heure, nous sommes tout les 5 (Cesar de Bicitekas, Lalou et Maria sa copine, Barth et moi) sur le lieu du rendez vous, devant le palais des Beaux Arts. C’est d’ici que des centaines de marathoniens prendrons le départs dans 4 heurs. C’est aussi ici que tout commence pour le Marathon Crash Race, ou environs 300 âmes ont tout comme nous fait l’effort de sortir du lit pour le simple plaisir de rouler à toute berzingue sur une piste longue de 42 kilomètres et fermé à la circulation.

Après une bonne demi heure d’attente, le top départ est donné et tout le monde s’élance à vive allure. Le troupeaux que nous sommes ne tarde pas à s’efilocher, en effet, certain sont là pour le sport, d’autres pour une simple ballade, quand à moi je suis la pour l’adrenaline, je ne me pose pas de questions, porté par le flot, je fonce. Ça va vite, très vite. Je ne sais pas si je vais tenir le coup mais petit à petit mon corps accepte ce que je lui demmande. En l’absence de circulation ma seule hantise se trouve être les « oios » ces nids de poules parfois profond qui de nuit ne font généralement pas de cadeaux. J’ai de la chance aujourd’hui, ce n’est pas le cas de la chica qui me précède et qui vient tout juste de faire une envolé extraordinaire après avoir rencontré un de ces foutus trous. Je m’arrête et la vois qui se relève rapidement, quoiqu’un peu sonnée tout de même… mais plus de peur que de mal.

1h 20 environs pour 42 kilomètres, j’imagine que c’est notre record. Le meilleur d’entre nous à boucler la boucle en une heure et huit minutes quand au plus rapide des coureur de marathon, il devrait parcourir le circuit en 2h00 et une vingtaine de minutes…

Le concentration se relâche, sur la route du petit déjeuner, la roue de Maria se bloque entre les barreaux d’une grille d’égouts et la voilà elle aussi victime des dangers du velocycliste urbain. Encore une fois, rien de méchant mais nous ferons tout de même une étape ambulance avant d’engloutir un chocolat chaud (c’est con mais c’est bon) et pour finir la « course » dans nos sacs de couchage respectifs.
Je me réveillerai un peu avant Barth, aux alentours de 16 heures avec l’impression d’une grosse gueule de bois…

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Barth : En arrivant à Casa Biciteka, sur le coup de 8h30, nous tombons sur Camillo et le gérant du cyber, seuls rescapés du tournage fiesta de la veille. Les derniers camions de matériel viennent de repartir, la Central del Pueblo a repris sa figure d’origine, le jour est bien levé dans le calme du dimanche matin. Nous croisons Sergio qui a finalement dormi ici pour attendre notre retour, une histoire de clé en rapport avec le départ ce jour des derniers californiens présents… Mais plus la force de lutter, il faut qu’on dorme.

Une grosse fatigue, amplifiée par un coup de chaud, de froid et une déshydratation, je reste au lit toute la journée, interrompu par le passage de quelques bicitekos.

Le soir, comme une petite tradition du dimanche, nous avons la visite de Guillermo. Courte et calme soirée de discussion avec notre ami, avant de sombrer dans une vraie nuit de sommeil…

Lalou et Maria

Lalou et Maria

Cesar

Cesar