Vendredi 30 août 2013

23 km

Colonia Roma

N 19°24,525' W 99°09,248'

2231 m

Jour 335 – Colonia Roma

Barth : Si nous avons un mail des douanes ce matin, il y a un espoir de retrouver notre ordinateur ce soir, dans le cas contraire il faudra attendre lundi… Fanch se précipite donc au cyber dès le réveil pour lever ce doute quand à la suite du programme. Il repassera deux heures plus tard avec une bonne et une mauvaise nouvelle, avant de repartir chez Lalou. La bonne c’est qu’il y a un mail de la douane, la mauvaise c’est qu’ils nous réclament 200€ non négociables…

Je reste encore une fois à Casa Biciteka et me lance dans une lessive et la révision mécanique du trépied photo qui crisse un peu depuis le Sahara, entre deux allers et venus au cyber. A ma deuxième connexion, j’ai enfin un signe de vie de José qui nous propose de passer le soir même chez lui ! Chido ! Je me lance donc dans le formatage du disque acheté il y a deux jours en démarrant le vieil ordinateur de Sergio sous une clé USB Ubuntu, histoire de gagner du temps le soir…

Le retour de Fanch, bredouille car Lalou est un peu malade et la banque était fermée, est suivi de près par l’arrivée de Guillermo qui nous accompagne chez José. Le temps de papoter un peu et d’avaler quelques tacos et nous voilà chez José et Lola. Après de cordiales retrouvailles, je m’isole dans un coin de la pièce pour mener à bien ma mission de récupération de données.

Première constatation, Bodega, le disque de 3To duquel je comptais copier les récupérations de données, n’est pas là… Un coup de fil à Gabriel nous confirme qu’il est avec lui et qu’il le posera chez José demain, ouf ! Ceci dit, c’est un peu la déconfiture, le sort s’acharne vraiment contre nous. Je ne m’avoue pas vaincu pour autant et décide de récupérer quelques données tout de même, principalement les photos pour pouvoir commencer à trier ce week-end avec l’ordi de Sergio, depuis le disque qui ne fonctionne pas en USB mais que je peut monter directement dans l’ordinateur de Gabriel ! Une heure de copie, des choses à faire ce week-end, et le sentiment d’avoir avancé un tout petit peu ne suffiront pas à me redonner l’énergie de rejoindre la fiesta de cyclistes où nous attendent Sergio et Ernesto… Tout juste à supporter l’ambiance surround d’une pulqueria bondée où nous vidons un mètre de bière avec José, Lola et Guillermo, avant d’aller dormir…

IMG_4179IMG_4181

Fanch : Nous recevons aux alentour de 13h un message de notre douanière UPS. 3700 Pesos, c’est le montant à sortir du porte feuille de Geocyclab (qui le pauvre n’est pourtant pas très épais) et à déposer sur le compte de la douane pour pouvoir recommencer à travailler… Et quand on paye 180 euros pour se faire livrer un colis en 3 jour et qu’il faut dégainer 200 euros supplémentaires pour réceptionner l’envoi 15 jours plus tard… Ça fait mal.

Pour couronner le tout, le temps de contacter Lalou, d’aller chez lui (en faisant d’innombrables détour qui m’auront valut une bonne quinzaine de bornes sur les avenues de Mexico) d’analyser ensemble le mail de la douane, de tenter de comprendre l’origine de la somme qui nous est demandé… Pour couronner le tout, à l’heure ou nous nous apprêtons à payer notre « dû » les banques Banamex viennent de fermer leurs portes et ne les ouvrirons que lundi prochain… Je vous jure, j’en ai marre…

Et ce n’est pas fini… Nous sommes chez Jose et Lola en compagnie de Guillermo pour une visite de courtoisie mais aussi aussi dans l’objectif de transférer nos données du disque dur de Gabriel vers le celui que nous avons acheté mercredi (je commence à me perdre dans ces histoires de disques dur, je pense que Barth en parlera mieux que moi). Pour le moment tout va bien, nous saluons nos hôtes, Barth branche l’ordinateur y connecte notre disque dur, mais s’aperçoit que celui de Gabriel n’est plus là, Jose ne semble pas au courant.
Conclusion: parfois, rien est simple, il y vraiment des jours ou j’ai l’impression que les coup de pédales de Geocyclab se font uniquement dans la semoule.