Samedi 3 novembre 2012

10 km

Biscarosse-Plage

N 44°27,015' W 1°15,015'

11 m m

Jour 35 – Biscarosse-Plage

Fanch :

  • Nous sommes vraisemblablement fatigués. Couchés à 2h30 (travail oblige…) et debout à 7h30 pour un dernier au revoir au camping-car.
  • Mes parents, ma frangine et mon neveu son partis aux aurores, il s’en suit un petit coup de blues.
  • Il pleut. Bien sur nous en avons l’habitude mais c’est toujours désagréable.
  • Nous quittons Igor et se petite famille bien trop tardivement et sommes menacés par la nuit qui va bientôt s’abattre.
  • Ca grimpe dur (quelques cotes à 10%) sur une quinzaine de kilomètres. Nos dérailleurs réclament une révision (surtout celui de Barth) ce qui rend difficile notre ascension.
  • Demain dimanche, nous manquons de provisions pour tenir jusqu’à lundi matin et pas de ravitaillement à moins de 20 borne à la ronde. Nous n’avons pas le choix il faut avancer.
  • Nous sommes en pleine ville alors qu’il fait déjà nuit et ne savons toujours pas ou dormir.

L’accumulation de tout ces facteurs donne à cette journée un petit goût de ras le bol. Par chance, à 3 kilomètres de la sortie du centre de Biscarrosse Bourg, le long d’une piste cyclable, nous repérons une petit bicoque de bois condamné. Je tente dans un premier temps d’escalader le portail avant de m’apercevoir qu’il n’est pas verrouillé. Il y a un petit porche donnant sur un champs en friche, à l’abris du vent, de la pluie et des regards indiscrets.

C’est à ce moment que la magie opère, mon moral remonte en flèche et celui de Barth aussi je pense. Notre coup de mou se transforme peu à peu en motivation. Nous remettons au bout du jour quelques réflexions concernant les objectifs de Geocyclab.

Barth : On se lève tôt pour un dernier café dans le camping-car en guise d’au-revoir à la famille Dodeur. Igor est parti tôt pour régler des histoires de billets d’avion, ce qui nous laisse le temps de travailler un peu sur l’ordinateur. A son retour, nous n’avons plus le temps de lui donner un coup de main comme prévu et de toute façon, la météo ne permet pas vraiment de faire de la peinture en extérieur. Nous déjeunons donc tous ensemble avant de décoller vers 15h, direction Biscarosse-Ville. Une pluie froide tombe alors que nous mettons quelques temps à trouver la piste cyclable qui s’enfonce dans la forêt de pins. Les premiers kilomètres sont très valonnés et mon dérailleur qui ne répond plus m’oblige à mettre pied à terre et à pousser le vélo sur quelques centaines de mètres.

Nous longeons ensuite le premier lac des Landes puis un canal pour aboutir au Leclerc de Biscarosse-Ville pour quelques courses car demain c’est dimanche. Le manque de sommeil, la météo plus que maussade et l’organisation des dernières 24H entre nos hôtes et la famille de Fanch font que nous sommes fatigués. Vivement qu’il fasse un peu beau et que nous puissions retrouver un rythme de croisiére qui nous laisse le temps de nous concentrer un peu plus sur le travail de création !

La nuit est tombée d’un coup pendant les courses. Il nous faut tout de même faire quelques kilomètres pour ne pas dormir en pleine zone commerciale. Dans le noir total avec nos lampes frontales pour pouvoir suivre la piste cyclable goudronnée, nous finirons par trouver une maison abandonnée et munie d’une terrasse couverte coté jardin ! On n’en demandait pas plus. Une fois habillés chaudement, Fanch se lance dans la préparation d’un riz au lard, champignons et oignons dont le seul parfum nous remonte déjà le moral. La friture et le bruit des gouttes d’eau sur des gamelles savament disposées par Fanch anime l’atmosphère sonore au point d’en faire un enregistrement. Pendant ce temps, je finis de préparer la mise en ligne des derniers articles sur la copie locale de notre site. Il n’y a plus qu’à trouver une connexion demain pour synchroniser !

Le dîner se termine par la relecture à haute voix de nos derniers écrits qui enchaine naturellement sur une réunion de travail un peu tardive. Depuis Bordeaux, le fonctionnement de l’atelier mobile s’est sacrement dégrippé !