Dimanche 15 septembre 2013

0 km

Avenue Reforma

N 19°25,359' W 99°10,143'

2234 m

Jour 351 – Avenue Reforma

Barth : Nos amis sont partis tôt ce matin pour passer le week-end dans la famille d’Oscar à Puebla. La fête nationale est en effet l’occasion de réunions de familiales festives et gastronomiques, que malgré l’invitation d’Oscar nous ne découvrirons pas cette fois-ci. Je garde la pression côté boulot jusqu’à ce que nous ayons remis en ligne le site internet, et étant donnée la météo déprimante des derniers jours, je n’ai pas beaucoup de regrets à passer le week-end devant l’ordi.

Une conversation skype avec Piero de Linux Quimper, pour lui donner des nouvelles un peu précises de notre sortie de panne et enfin le remercier en direct, et c’est presque déjà l’heure de rejoindre Lalou, Maria et Roxanna pour un resto de secours suite à un barbecue annulé.

Nous mettons un peu de temps à trouver une table, la plupart des enseignes sont en train de fermer en vue des hostilités festives du soir, et la promenade que nous faisons dans le quartier de Reforma est étrange… Les avenues sont vides, uniquement occupées par des brigades de policiers anti-émeutes. L’avant-veille, la place du Zocalo occupée par des maîtres d’écoles en grève a été vidée manu-militari avec un grand nombre d’arrestations à la clé. Le ton de la fête nationale est donc donné… Un peu plus loin nous croisons une immense manifestation qui explique la présence des forces de polices, mais toujours pas la moindre trace d’une fête. Tout se passe au Zocalo semble t’il… Quoiqu’il en soit, nous arrosons tranquillement cette date spéciale, autour de lasagnes et d’une bouteille de vin rouge dans un petit restaurant coincé au pieds des tours de Reforma.

Le ventre plein, j’abandonne le reste de l’équipe et m’en retourne chez Oscar et Nathalie pour travailler au calme et me reposer au son des pétards qui commémorent l’indépendance du Mexique.

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Fanch : Joyeuse fête de l’indépendance! Enfin nous ne célébrons rien aujourd’hui, je n’ai aucune envie d’arborer les couleur du Mexique. Plus qu’une coutume, cette fête n’est qu’une campagne politique mal camouflée et au vu des derniers événements, je n’a aucune envie d’y participer. De tout façon c’est boulot jusqu’à 16 heure.

Puis nous retrouvons nos amis Maria, Roxana et Lalou. C’est sur la route du dîner (ah oui, nous avons pris la fâcheuse habitude Mexicaine de manger à n’importe quel moment de la journée), non loin de la majestueuse avenue Reforma que nous croisons des centaines de policiers aux armures de Robocop postés sur un carrefour de la grande rue pour protéger (vous avez le droit de rire) les bons citoyens venus festoyer en ce jour si particulier. Je crois bien n’avoir jamais vu autant d’hommes en armes de ma vie, à chaque croisement de rue, c’est des dizaines d’hommes qui nous dévisagent de la tête aux pieds. Il y a de l’ambiance dans le coin, c’est sur, ça donne envie de danser la salsa… Enfin bref, pardonnez mon cynisme mais dans ce genre de situation, j’éprouve quelques difficulté à faire abstraction de mon environnement direct.

Après avoir marchés, marchés et encore marchés (sous la grisaille mais pas sous la flotte), après s’être cassés le nez à la porte de trois restaurants, nous trouvons enfin de quoi se remplir la panse avec au menu, lasagnes (j’en rêve depuis le Sahara) accompagné d’une bouteille de vino tinto du Chili que ne se défend pas trop mal.

La panse pleine, Barth rentre pour continuer à avancer le boulot. Et moi, en ma qualité de parfait lâcheur, je suis le mouvement pour finalement me retrouver sur le toit de l’immeuble de Roxana, à l’écart de la foule pour contempler les feux d’artifices vert blanc et rouge sous une flotte d’orage… Youpi, c’est la fête…