Dimanche 4 novembre 2012

70 km

Contis

N 44°06,161' W 1°18,645'

12 m

Jour 36 – Contis

Fanch : Saint Hilaire, Saint Jean De Mont, Biscarosse, Mimizan, Contis et j’en passe… Nos côtes sont truffé d’étranges villes.

Nous ne sommes pas confrontés à un agencement urbain classique avec l’église, les bâtiments publics et les commerces au centre, encerclés de quartiers résidentiels puis d’un rempart de zones industrielles et commerciales et éventuellement d’une banlieue et de quelques villages intégrant l’agglomération. Non, ici nous hésitons entre la « ville bourg » et la « ville plage » parfois séparés par une quinzaine de kilomètres ce qui ne facilite guère notre choix d’itinéraire. Ayant décidés de longer la cote, nous traversons plusieurs stations balnéaires. Nous sommes en Novembre, en période de vacance, mais la saison estival s’est stoppée net le jour de la rentrée scolaire. Je m’interroge en traversant chacune de ces station de sable, citée semi fantôme ou commerces clos et terrasses poussiéreuses sont les seuls souvenirs d’un été luxuriant. 1 maison sur 10 semble habitée, les autres gisent tristement vide, les volets en bernes. Étrange sentiment en empruntant ces rues esseulées, j’en viens à remettre en question la légitimité de ce bitume exploité quelques mois par ans seulement. J’imagine ces allées au mois d’août, bondées, avec des mômes en trottinette, pleurnichant pour une glace, une gaufre chantilly ou un ballon Bob l’éponge. J’imagine une foule de famille venu se divertir, jouer au mini-golf, se dandiner en slip de bain dans les rue « d’Atlantique Land » un lieu artificiel ou l’océan reste tout de même la principale attraction. C’est tout ce que je fuis et l’hivers arrivé, ces segments de béton du littoral, révèlent une désolante illusion.

Faute d’avoir trouvé un sol sec pour la nuit, nous continuons notre chemin sur une vingtaine de bornes, à la lueur de nos lampes frontal. Nous fonçons à 25 kmH sur un asphalte détrempé en pleine foret landaise. Ma roue arrière sort du chemin, je dérape, tombe pour glisser sur quelques mètres sur mon coté droit. Mes sacoche on amortis la chute, pas de casse sérieuse, mais mes jambes semblent faites de coton, je me suis fait une bonne frayeur.

Barth : Oeufs, lard, pain et caramel au beurre salé pour le petit dejeuner. La pluie commence. Café à la boulangerie du centre Leclerc et 30 kms de route et de piste cyclable sous la pluie, heureusement sans vent. Puis 10 kms pour atteindre Mimizan bourg. Pique-nique et patisseries dans une boulangerie puis scéance internet chez McDo. Pas moyen de shynchroniser le site comme prévu, je suis dégouté… Il faut sortir de la ville avant la nuit. Direction Mimizan-Plage, nous longeons une immense usine de fabrication de papier. La visite de Mimizan-Plage ne donne rien, que des villas barricadées…

On poursuit donc sur la piste cyclable, la nuit tombe quand on hésite à s’arreter pour squatter la maison de l’ONF. 15kms à la lampe frontale dans une forêt de pins obscure et sur une piste goudronnée toute neuve. Détour sur le bloc sanitaire d’une plage et gamelle de Fanch un peu plus loin… La fatigue se fait vraiment sentir.

Vers 20h, on tourne dans une petite ville pour trouver un porche squattable. Jusqu’à tomber sur un foyer de jeunes en travaux entouré d’un patio grillagé. L’endroit rêvé pour s’abriter du vent qui souffle en rafales !