Vendredi 27 septembre 2013

0 km

Calle Canarias

N 19°22,534' W 99°08,492'

2242 m

Jour 363 – Calle Canarias

Barth : Avec le décalage de rythme du au boulot sur ordinateur de ces dernières semaines, la soirée d’hier s’est en fait terminée par un lever de soleil sur le toit de l’immeuble où vivent Nofun et Charlotte. Un début de journée tout en douceur donc, suivi d’une promenade d’une demie-heure jusque chez Oscar et Nathalie dans le petit matin de Mexico. J’enrage seulement de ne pas avoir pris mon appareil photo…

Après une bonne sieste, la journée enchaine sur les différents dossiers sur le feu, et pour la première fois depuis si longtemps, pas une goutte de pluie aujourd’hui ! Ce qui se traduit par une douceur de l’air en soirée qui nous rappel d’un coup que nous sommes bien sous les tropiques.

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Fanch : J’ai parfois l’impression de devoir “meubler” pour ne pas laisser la page du jour vierge. Et oui, notre quotidien de ces derniers jours n’est pas des plus riche en rebondissement. Je pourrai éventuellement répertorier le nombre de verres d’eau engloutis ou le nombre de clopes que je fume mais cela ne nous avancera pas à grand chose. Une chose est sur, même si parfois la chose me demande un effort considérable, je me suis promis, nous nous sommes promis d’écrire tous les jour. Dans deux jours nous fêterons le trois cent cinquante-cinquième article, pas un jour n’a été omis et je ne regrette rien, bien au contraire, j’en suis satisfait. Aujourd’hui, je me sens capable de continuer ainsi jusqu’au bout. Après plusieurs tentatives de ce genre lors de mes précédents voyages ce défi d’écriture n’avait pas été relevé et au bout de quelques semaines toute motivation avait disparut.

Il m’arrive parfois de replonger au hasard dans notre carnet de bord, juste pour prendre conscience du temps qui passe, juste pour être pris d’un agréable sentiment de mélancolie. Mais aussi pour redécouvrir des visages, des paysages, un fragment de voyage que le temps a lentement effacée. Puis, je prends le mesure de ce que nous réalisons, les souvenirs remontent, je revis les moments pénibles d’une autres manière, la plupart du temps avec émotion. Je regarde en arrière, ce passé est beau.

C’est donc avec plaisir que j’écris ce journal, même si je ne m’en rend pas forcement compte sur le moment, je ne regrette rien de ce temps dépensé car je sais pertinemment qu’un jours, ces mots seront ma mémoire et ce carnet de bord le plus précieux des souvenirs.