Dimanche 29 septembre 2013

0 km

Torre Latino America

N 19°26,193' W 99°08,262'

2414 m

Jour 365 – Torre Latino America

Barth : Mon coup de barre d’hier soir était en fait un rhume, qui tombe à point pour me forcer à souffler un coup. Je passe donc la journée à dormir, me reposer et me soigner…

IMG_4279IMG_4283

Fanch : Nous avions évoqué la possibilité de prendre l’air ensemble mais Barth semble avoir la ferme intention de boucler le dossier ce soir. C’est largement compréhensible, d’une part, cela fait un moment qu’il s’acharne dessus et qu’il est grand temps de passer à autre chose, d’autre part parce qu’Anais doit, si tout se passe bien le déposer (le dossier) demain sur le bureau du coordinateur régionale de l’Agence Française du Programme Européen Jeunesse en Action car la date limite du dépôt des candidatures… C’est demain. Donc, pas de sortie pour Barth.

J’arrive a la Torre Latino America quelques minutes avant que le soleil ne disparaisse derrière l’immense barrière de roche encerclant la mégalopole. C’est une envie de curieux qui me pousse dans cet ascenseur qui me mènera rapidement au quarante-cinquième étage du gratte ciel, le but étant bien sûr de contempler l’immensité de Mexico, d’observer la ville s’allumer et de compter les lampadaires.
Sur la terrasse du building, point de vertige, je perçois une nappe sonore linéaire et homogène, un bruit gris, je profite aussi de la brise fraîche propre a ce lieu (fraîche mais certainement pas propre, oups). C’est seulement après un long temps d’observation qui inévitablement m’a poussée à la réflexion que je réalise ou je suis, et vers ou je vais.

Je suis perché sur cette tour à contempler la beauté de la folie humaine, mais pas seulement. Je suis face a l’horizon que je n’ai plus vu aussi distinctement depuis plus de 3 mois, peut-être 4, et vers laquelle nous prendrons bientôt « le large ». Mes pensées s’embrouillent, peu a peu elles se métamorphosent en émotions accompagnées de sensations physique qui se manifestent dans le bas du ventre. Vous voyez de quoi je parle? C’est fort. J’ai d’un coup l’impression d’un réel nouveau départ, une envie irrésistible de reprendre le chemin de l’inconnu. Pour en rajouter une couche, nous en sommes à notre trois-cent soixante-cinquième de périple La fin d’un cycle se termine, le début d’un autre se prépare et je ne pensais pas être affecté a ce point par cette date symbolique.