Mercredi 2 octobre 2013

0 km

Palacio Bella Artes

N 19°26,762' W 99°08,282'

2229 m

Jour 368 – Palacio Bella Artes

Fanch : Je cherche un forme originale pour débuter cet article et ainsi éviter d’écrire “Ce début de journée est consacrée au travail”, mais je ne vois pas, vraiment pas. Passons directement à la suite si vous le voulez bien.

18 heure. Nathalie nous a dégoté des billets d’entrée au Palacio de Bellas Artes pour voir, attention… El Ballet Folklorico de Mexico! J’ai accepté l’invitation, peut être d’avantage pour découvrir l’architecture du lieu que pour la chorégraphie en elle même. Barth ne se sent pas en super forme et préfère rester au chaud pour écrire quelques mails et ainsi rattraper le courrier en retard. Enfin, je pars avec deux heure d’avance dans l’idée de passer un petit bonjour a la Casa Bicitekas et en profiter pour récupérer quelques affaires. Je saute donc dans le métro de Portales que j’ai apprivoisé depuis le temps. Mais aujourd’hui, il ne s’arrête pas à la station Allende, ni à la suivant, ni même à celle d’après. La cause? Des manifestations ont lieu dans le centre ville et pour éviter une invasion les autorités ont pris la décision de bloquer l’accès à l’hyper-centre aussi bien à la “surface” que par voix souterraine. Je me retrouve donc à marcher sur quatre bon kilomètre jusqu’à la Central. C’est en faisant un petit détour que je me retrouve sur le “lit” de la manifestation. Les maestros en colère ont étés rejoins par les étudiants, et à ceux ci s’ajoutent les manifestants venu protester contre la privatisation de l’énergie (pétrole et électricité). Ça en fait du monde en colère… Mais en face, les forces de ordres sont plus nombreuse que jamais et c’est à se demander s’il n’y a pas plus de robocops que de marcheurs. Comme pour le jour de la fête de l’indépendance mais puissance deux. Il y a des barrages dans tout les sens, les flics se comptent par milliers, trois hélicoptères tourbillonnent au dessus des protestataires, j’ai même aperçu mon premier drone version gyrophare voler au dessus de ma tête… Enfin bref, l’ambiance est pour le moment tendu mais relativement calme, j’apprendrai un peu plus tard que cela aura dégénéré, affrontements, blessées, un quarantaine d’arrestations…

Enfin, après moult barrages, je parviens finalement a la Central del Pueblo, accueillis par quelques taulards et geôliers fictifs, je me casse le nez, Sergio vient de partir et je n’ai pas les clefs du local de Bicitekas. Bon, j’ai une bonne heure et demi pour me balader…

La suite est un peu plus gai, je retrouve Nathalie accompagnée d’une de ses amies pour assister a la soirée de gala… Gala, le mot est sans doute un peu fort, mais l’accoutrement de mes voisins donne le ton, le costard est de rigueur…

Le Palais des Beaux Arts, premier opéra de Mexico, majestueux de l’extérieur, ne l’est pas moins de l’intérieure. Coupole art nouveau, murs et plafonds art déco. Il en impose, tellement qu’il s’enfonce progressivement dans le sol, chaque jours un peu plus (bon, je ne l’ai pas deviné tout seul, merci wikipedia) . Et le ballet, et bien, les deux heures se sont écoulées plus rapidement que je ne l’aurai pensé, je l’ai vécu comme une bonne grosse douche de folklore mexicain. Au dîner, danses aux milles couleurs du Nord, du Sud, de l’Est et de l’Ouest, chants révolutionnaires et claquettes endiablées, entraînées par les accords majeurs jouées par les mariachis proprement endimanchés. J’avoue m’être pris au jeu même si finalement j’eu d’avantage l’impression d’assister a une comédie musical (dont je ne suis généralement pas un grand adepte) qu’a un ballet à proprement dit.

Mais bon, je prends cela comme une bonne expérience…

 

Barth : Je ne tiens toujours pas la grande forme et rattrape tant bien que mal mon manque de sommeil ces derniers jours. Le reste de la journée est consacré à l’écriture de nombreux mails, des finitions sur le site, faire les comptes… Bref, plein de choses passionnantes que j’ai besoin de classer pour passer à la suite, aux vidéos !

En fin de journée Fanch rejoint Nathalie et une amie à elle pour un spectacle de danses folkloriques mexicaines. C’est pas que ça me plaise pas, mais je ne me sens pas le courage et reste donc au chaud en compagnie d’Oscar, à papoter en regardant d’un œil un match de foot et en partageant un dîner frugal. La discussion nous entraîne sur Cuba, où nous aurions du passer selon notre premier itinéraire. Il faudra qu’on y retourne si j’en crois la video que m’a montré notre ami !

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